Cf. Tillemont, t, IX
l'apostolat et la charité monastiques 453
pour aménager aux voyageurs un gîte, aux malades et aux estropiés un refuge et des services dévoués. Les ressources des églises les mettaient à même de pourvoir à leurs besoins. Sébaste eut une institution de ce genre; l'évêque Eustathe en confia la direction au moine prêtre Aerios, que ses erreurs ont rendu célèbre'. Saint Jean Chrysostome établit à Constantinople plusieurs hôpitaux. 11 choisit deux prêtres pour les administrer ; il sut les pourvoir de médecins et de cuisiniers ; il prit dans les monastères les serviteurs qui veillaient sur les malades^. Marcel; abbé des acémètes, bâtit auprès de son monastère une maison destinée à recevoir les infirmes du dehors 3.
Le reclus Limnéos, qui vivait en Syrie, fit construire, des deux côtés de sa cellule, des logements où il recueillait de pauvres aveugles. Ses visiteurs lui laissaient de quoi les nourrir. Il s'occu% pait d'élever leurs âmes à Dieu fet; de les animer à la louange divine'*.
Les moines d'Orient conservèrent ces traditions charitables. Ils furent, durant des siècles, comme leurs frères des églises occidentales, les pères des pauvres et les consolateurs des affligés.
». s. Epiphane, Âdv. hcereses, bcer. 75, P. "G,, XLII, 493,
2. Pallade, Dialogiis de vita S. Joan. Chrp., P. G., XLVIl, 20.