‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 467 sur 520 · Isaïe, Oralîo viii, P, G., XL · texte numérisé non relu

Isaïe, Oralîo viii, P, G., XL

2. Constitutiones monasticce, 12, P. G. ^ XXXI, 1375. Isaïe^ Oratio \, 1124; S. Antoine, Reg. 30, P. G., XL, 1070.

3. Ammon, Epist, 16, Act. Sanct. Mail, t. IH, 353-354. On trouve parmi les œuvres de S. Jean Chrysostome un discours apocryphe qui a pour titre : Asceiain faceUis utl non dehere. On y trouve la pensée commune des moines sur ce sujet. (P. G., XLVni, 1055.)

4. Cassien, Conlat. xvii, 496-497. Cf. S. Antoine, Reg., 19, P. G., XL, loio. C'est dans cette conférence que l'abbé Joseph s'efforce de prouver la légitimité de certains mensonges (p. 469-497). Un sermon faussement attribué à saint Basile interdit d'une manière absolue le serment aux moines. Une simple affirmation leur suffit. (P. G., XXXl, 882,)

5.Cassien,/?,?^«/â(,9, 27-29, P. L.,Cin, 429, 430. S. Antoine, ^^^. 2, 3, 11, 17,18, 27, 29, P. G,, XL, 1068-1072. . . -

réserve dans les rapporrs avec les jeunes religieux*. Comme lui, saint Pakhômé ne permet pas de redire aux frères ce que l'on a pu voir ou entendre hors de la maison. Il prescrit à ses moines de Tabenne un silence rigoureux pendant la nuit et pendant le travail. Ceux qui étaient occupés à la boulangerie devaient l'observer avec plus d'attention. Ils demandaient par signes ce qui pouvait leur être nécessaire. On réclamait de l'eau, par exemple, en frappant la terre du pied. Le saint abbé punit, sévèrement des religieux qui violaient ces prescriptions, en leur rappelant que le silence était pour le bien de leurs âmes'. Les moines se taisaient pendant les offices et les repas 3. Le silence nocturne r/était pas un usage général dans les solitudes égyptiennes'^.

Saint Basile ne soumettait pas à une règle commune et absolue la pratique du silence. Il fallait, d'après lui, tenir compte des circonstances et des nécessités individuelles. Les novices avaient plus que d'autres besoin de se taire. C'était pour eux le meilleur moyen de vaincre leurs passions, d'oublier le passé et de se ménager le temps d'étudier les choses saintes. Les moines bavards, et il y en avait parmi eux, devaient s'abstenir de toute parole jusqu'au jour où ils auraient appris quand et comment il fallait parler et ce qu'il était bon de dire s. En parlant, disait-il, le religieux doit prendre le ton et le langage qui conviennent à son état. La nécessité d'être entendu fixe la mesure de la voix. Celui qui parle trop bas a l'air de chuchoter, ce qui est mal. Il semble crier quand il parle trop haut, ce qui est inconvenant, à moins de raison grave^. Tout ce qui peut édifier a sa place sur les lèvres du moine, pourvu qu'il le dise en temps opportun. Ce sont les supérieurs qui seuls jugent de cette opportunité ; on doit leur demander la permission de s'entretenir avec les frères'^.

Saint Jean Chrysostome a fait quelque part le tableau des conversations monastiques en Syrie. 11 répond trop bien à l'idéal

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