‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 485 sur 520 · Pallade, HisL latis., x, P. G., XXXIV · texte numérisé non relu

Pallade, HisL latis., x, P. G., XXXIV

mais les nombreux péchés qu'ils ne cesse de commettre les rendent inutiles ^

Ces visions étaient souvent accompagnées d'extases ou de ravissements. On en trouve des exemples nombreux dans les Vies de saint Antoine, de saint Pakhôme et de plusieurs autres. Cassien apprit de l'abbé Jean les extases qu'il avait eues dans le déserta Au sortir de l'un de ces ravissements, l'abbé Pœmen dit à un frère qui le questionnait sur ce qu'il avait vu : « Mon âme est allée dans un lieu où elle a vu sainte Marie, Mère de Dieu, pleurer au pied de la croix. J'aurais bien voulu toujours pleurer ainsi 3. »

C'est le seul cas, à notre connaissance, où un Père du désert affirme avoir aperçu dans ses visions l'auguste Vierge Marie. Ce sont surtout les anges qui se manifestaient à eux. Quelques-unes de leurs apparitions méritent d'être citées;

Il y avait, dans les monastères de la haute Thébaïde, des moines qui n'étaient pas encore baptisés. L'un d'eux, soumis à la règle de Tabenne, vint à tomber dangereusement malade. Saint Pakhôme accourut auprès de lui. Il vit les anges s'approcher du moribond et le baptiser. Dieu lui montra en cette circonstance la manière dont les anges assistent les hommes, chacun selon ses mérites, au moment de leur trépas *. Plus tard, Théodore entendit les anges qui escortaient, en chantant, l'âme d'un frère décédé 5. Les documents coptes racontent avec une véritable complaisance ces relations des moines avec les esprits célestes. Zacharie, auteur d'une Vie de Jean Kolobos publiée par Amélineau 6, rapporte que le Seigneur lui donna un ange pour le consoler, pour lui tenir lieu de protecteur et pour lui enseigner ce qui était bon et agréable à Dieu. Sa présence à ses côtés fut remarquée plusieurs fois. Plus tard, quand le saint homme eut grandi en vertu. Dieu le confia à deux

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