‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 486 sur 520 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

6. Histoire des monastères de la basse Egypte, annales du musée Gui met, t. XXIII, 365-381.

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esprits d'un chœur plus élevé. C'étaient deux chérubins, qui veillaient constamment sur sa personne et nourrissaient son âme des mystères cachés de l'Esprit-Saint.

Le Seigneur laissait parfois aux anges le soin de montrer euxmêmes aux moines les merveilles de la vie éternelle. Saint Pakhôme fut conduit par un esprit céleste dans l'autre monde. Ils visitèrent ensemble le paradis, et passèrent ensuite au lieu où les hommes subissent les châtiments de leurs crimes. Les tourments de l'enfer furent montrés à l'abbé de Tabenne dans les plus petits détails. Son guide mystérieux lui ordonna de tout dire aux frères pour leur inspirer une crainte plus vive des jugements de Dieui. Peu de saints ont eu autant de relations avec les anges que l'abbé Pakhôme. Ce serait un ange qui lui aurait porté le texte de sa première règle et. enseigné cette langue mystérieuse qu'il était seul à connaître avec Cornélios et Syros. Ses biographes signalent beaucoup d'autres faits de la même nature. Aussi Sozomène n'hésitet-il pas à donner ces rapports fréquents comme un signe caractéristique de sa vie^

Les relations de saint Antoine avec ces bienheureux esprits sont restées célèbres \ L'abbé Macaire, qui remplissait les fonctions sacerdotales au désert des Cellules, affirmait n'avoir jamais pu donner lui-même la sainte communion au moine Marc. Il la recevait toujours de la main d'un ange*. On disait que l'abbé Silvain, dans le voisinage du mont Sinaï, avait un ange à son service^"*. Il serait facile de multiplier des traits manifestant la sainte familiarité qui existait entre les habitants du ciel et ceux de la solitude : on les trouve nombreux dans la plupart des récits hagiographiques de cette période et dans les recueils des paroles ou des actes dès anciens.

II n'y a rien là qui soit de nature à causer quelque surprise. Ces relations et la simplicité avec laquelle chacun en écoutait le récit sont les conséquences de là doctrine sur les anges gardiens, qui déjà paraissait chère à la piété monastique. Cassien se fit de bonne

1. Vie copte de saint Pakhôme, A. D. M. G., 135-141. Vie arabe, 542-552.

2. Sozomène, Hist. écoles., 1. III, 14, P. G., LXVII, 1074. Pallade, HisL laus., xxxviii, P. G., XXXIV, I ICI. S. Jérôme, Trans.reg.S. Pachomii,prœf., P.L., XXIII, 68. Cf. Tillemont, t. Vil, 223-224.

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