‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 68 sur 520 · Greg. Nys., De Virginitate, 23. P. G., XLVI · texte numérisé non relu

Greg. Nys., De Virginitate, 23. P. G., XLVI

8. Jean Chrysostome, Contra eos qui apud se babent virgines suhintroductas, P. G. XLVII 495-514. Quod fegulares feminœ viris cohàbitare non debent. Ibid., 513-532.

tendance; ils ne purent l'extirper complètement. Il fallut, pour en débarrasser l'Église, une loi de l'empereur Théodose le Jeune i (420).

A côté de ces moniales, qui ne voulaient pas se priver de la compagnie d'un homme, on en trouvait d'autres qui, rougissant pour ainsi dire de leur sexe, se coupaient les cheveux et revêtaient des habits qui ne sont pas faits pour elles. C'était une coutume assez générale parmi les eustathiens. Le concile de Gangres interdit de pareils travestissements ^ Ces prétentions ridicules ne disparurent pas tout à fait; puisque saint Jérôme les signalait quelques années plus tard dans sa lettre à la vierge Eustochium \

Quelques-unes de ces femmes obéissaient à un mobile plus noble. Elles cherchaient, par ce déguisement, à dérober aux yeux des hommes leur faiblesse naturelle, afin dé pratiquer plus librement des austérités toutes viriles. L'àbbé Bessarion et son disciple rencontrèrent dans une grotte isolée un ermite tellement absorbé par l'oraison et par le travail qu'il ne leva -même pas les yeux pour les voir ou pour leur adresser la parole. Ils passèrent outre sans troubler son silence; mais, en revenant par le même chemin, ils le trouvèrent mort. Ils se mirent en mesure de lui rendre les derniers devoirs. Leur surprise fut grande lorsqu'ils constatèrent que ce solitaire était une femme'*.

1. Godefroid, Codex Theodos., 1. xvi. tit. 11, \. 44, VI, 91-95.

2. ConciU Gangrens. cmt., 13, 17. Héfélé, Histoire des conciles, trad. Delarc, II, 177.

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