‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 83 sur 520 · Evagre, Hisl. eccL, 1. 21. P. G., LXXXVI · texte numérisé non relu

Evagre, Hisl. eccL, 1. 21. P. G., LXXXVI

4. Il faut mentionner la lettre 22 écrite à Eustochium en 384, et la 125, adressée au moine gaulois Rusticus. P. L., XXII, 394-425, 1071-1085.

monastiques de tel groupe déterminé. Ce qu'il a pu voir en Syrie et en Palestine, ce qu'il sait de l'Egypte et de la Thébaïde, vient sous sa plume suivant le besoin du moment; et il est rarement possible de discerner l'origine de chaque usage signalé par lui^.

Les moines syriens et mésopotamiens, si nombreux et si fervents, n'ont laissé aucun monument disciplinaire qui puisse être qualifié du nom de règle. Un historien .du XYll^ siècle a conclu d'un passage de Léon Porphyrogénète que saint Jean Chrysostome en aurait composé une, qu'il a cru trouver dans les Constitutions monastiques, faussement attribuées à saint Basile. Mais c'est une méprise que rien ne saurait expliquer 2.

Théodoret dit qu'un grand nombre de solitaires de son diocèse de Cyr menaient le même genre de vie. « Us ont, écrit-il, le même' vêtement, le même régime alimentaire, les mêmes usages pour se tenir debout et pour prier, la même obligation de se livrer de jour et de nuit à un travail ininterrompu 3 ». Plusieurs centres monastiques de ces provinces offrent un aspect analogue. La chose était toute naturelle, puisqu'ils remontaient pour la plupart à des fondateurs appartenant à ce que l'on pourrait appeler une même famille religieuse. Quelques noms demandent à être signalés ici. On trouve, en Osroène, Julien Sabbas et Marcien, qui, par leurs disciples, fondèrent plusieurs monastères soumis à

1 . Ses écrits ont eu néanmoins une grande influence sur le développement de la discipline monastique, surtout en Occident. Saint Augustin et saint Benoît les ont lus et relus. Us étaient aux mains des moines du Moyen-Age. Au XVe siècle, un Espagnol, Lupus de Olmedo, réunit tous ces textes épars pour en former un corps de règles, qui fut approuvé par Martin V. C'est d'abord la Régula monachorum, qui comprend 3 1 chapitres et servit à réformer les Hiéronymites du XV" siècle (P. L., XXX, 329-398), et la Régula monachorum qui se compose de 41 chapitres (ibid., 407-438). « La pensée de saint Jérôme y est aussi fidèlement reproduite que possible. Ses phrases même sont découpées et replacées selon un plan qui seul est nouveau. Ce sont ses lettres mises en chapitres. » (Thamin, Saint Ambroise et la morale chrétienne au IV" siècle, p. LU.) Bivario a, de son côté, réuni tous les passages de saint Jérôme relatifs à la vie monastique, pour exposer sa vie dans le désert de Chalcis et en Palestine, et celle de sainte Paule et des dames romaines gagnées par lui à la perfection religieuse. (De veteri monachatu, 1. IV, 4, t. 11, 16-76.)

2. Bivario, 1. Y, c. I., t. 11, 139-188, publie et commente ces Constitutions prétendues de saint Jean Chrysostome. Puis, selon sa bonne coutume, il réunit et distribue méthodiquement tous les renseignements que peuvent fournir les écrits du saint docteur sur l'observance des moines ses contemporains

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