‹ Les moines d'Orient antérieurs au Concile de Chalcédoine (451) [microform]Chapitre 93 sur 520 · Matth., VI · texte numérisé non relu

Matth., VI

4. Saint Athanase, yUa saitdi Ânlonii, 2-}, P. G., XXVI, 842-843.

Livres. Ces paroles du Sauveur l'impressionnèrent un jour plus que de coutume; il y vit un appel de Dieu. Docile à cette inspiration, il se démit de son office, vendit tout ce qu'il possédait, donna tout aux pauvres et s'en alla en Syrie embrasser la vie religieuse i.

La vocation de saint Siméon Stylite eut-elle aussi une origine toute scripturaire? Jeune encore, il était à l'église, en compagnie de ses parents. On lisait le texte de l'Evangile où le Sauveur proclame bienheureux ceux qui pleurent et se lamentent, et déclare malheureux ceux qui rient. Ce langage le surprit beaucoup. La béatitude que Dieu promettait aux larmes excitait sa convoitise. Mais ne sachant par quels moyens l'acquérir, il demanda à l'un des assistants ce qu'il pourrait faire dans ce but. Celui-ci, un moine très probablement, saisit l'occasion et l'entretint de la vie monastique, qu'il lui présenta comme la plus parfaite des philosophies. Cette indication précieuse confirma l'impression que la parole de Dieu avait "produite dans son âme. Il y avait non loin de là un sanctuaire dédié à quelque saint martyr. Siméon s'y rendit. Prosterné devant Celui qui veut le salut de tous les hommes, il le conjura instamment de lui montrer le chemin de la sainteté. Sa prière dura longtemps. Un sommeil mystérieux le saisit. Il lui sembla creuser les fondations d'un édifice. Un homme qui se tenait à ses côtés lui commanda de creuser plus profondément encore. Ce qu'il fit. Lorsqu'il crut avoir travaillé suffisamment, il chercha à prendre quelque- repos. « Creuse encore », lui fut-il dit. C'est ordre lui fut intimé une troisième et une quatrième fois. Enfin, le surveillant, trouvant qu'il en avait fait assez, lui recommanda de se mettre à bâtir, sans s'imposer la moindre fatigue. Siméon comprit ce que Dieu lui demandait et il se fit moine. Théodoret, qui rapporte tous ces détails, affirme les lui avoir entendu raconter ^

Saint Basile trouva sa vocation dans l'étude de Livres sacrés. Il le déclare lui-même dans la lettre qu'il écrivit pour se justifier des accusations portées contre lui par Eustache de Sébaste : « J'avais employé, dit-il, à des riens une grande partie de mon temps et gaspillé presque toutes mes jeunes années en les sacrifiant au vain labeur que me coûtait la folle sagesse du monde. Mes yeux s'ouvrirent enfin à la lecture de l'Evangile, comme au

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