‹ Les moines de l'ancienne France (période gallo-romaine et mérovingienne [microform]Chapitre 32 sur 78 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

Les moines et la cléricature.

Moines laïques. — Apostolat des moines. — Ordinations monastiques.

Sa profession vouait le moine au service de Dieu ; il devenait sa chose, sa part, comme le clerc lui-même. Il en résultait entre la vie monastique et la cléricature des analogies qui ont provoqué certaines confusions. L'une des plus fréquentes est l'emploi du terme clericus pour désigner un moine qui n'appartenait cependant point à la hiérarchie ecclésiastique. On le rencontre souvent dans les écrits de saint Grégoire de Tours et sous la plume des écrivains du VP siècle. Le premier va même jusqu'à se servir des mots clericum facere pour désigner l'admission d'un religieux à contracter ses engagements sacrés ' .

Le moine restait un simple laïque, consacré par état à la recherche de la perfection chrétienne. On ne saurait donc assimiler sa profession à la cléricature, qui voue l'homme au service liturgique d'une église. Mais ces

^ Historia Francorum, X, i8 p. 253 ; Liber vita Patrum, iv, vi, p. 638, 68i ; Liber de virtutihus S. Jîiliani, xxviii, xxxvi, 576, 579. Quelques auteurs, préoccupés par le désir de reculer outre mesure l'origine des chanoines réguliers et des communautés cléricales, se sont fait illusion sur le sens de ces or m ules.

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