CHAPITRE DOUZIEME
Œuvres de charité.
Amour des pauvres. — Hospices et hôtes. — Eulogies.
Quelques monastères, établis près des basiliques urbaines, eurent des pauvres accrédités, qui recevaient d'eux la nourriture et le logement. Ils étaient inscrits sur la matricule de l'église et formaient la population d'une sorte d'hospice, placé sous le patronat d'un saint. On les considérait comme une partie de sa famille religieuse. Grégoire signale leur présence à Saint-Martin et à Saint-Julien de Tours ^ . Les pèlerins et les fidèles donnaient aux gardiens du sanctuaire des aumônes qui étaient généralement distribuées à ces pauvres vers midi. Cette institution charitable devint le complément presque nécessaire de la plupart des grandes basiliques monacales.
Ce ne fut pas tout. La reine Brunehaut, ayant fondé le monastère de Saint- Andoche à Autun, chargea les moines de soigner les pauvres et les malades *. L'exis tence d'un hospice auprès d'un monastère n'était pas chose insolite à cette époque. L'évêque d'Angers Lici-
^ Grég. de Tours, De virtutibusS. Martini, i, 3i, p. 6o3. De virtutibus S. Juliani, XXXVII, p. 58o.
- AIabillon, Annales Benedictini, I, 204.