‹ Les moines de l'ancienne France (période gallo-romaine et mérovingienne [microform]Chapitre 60 sur 78 · CHAPITRE ONZIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE ONZIEME

Les moines et les ordres sacrés.

Prêtres et diacres choisis dans la communauté. — Leur situation. — Moines choisis comme évêques. — Le ministère apostolique des moines.

Les monastères ont, plus encore peut-être que par le passé, un clergé spécialement chargé de leur service liturgique. Il se trouve, nous l'avons vu, des prêtres et des diacres parmi les convertis qui sont admis à la profession. Mais ce recrutement spécial ne suffit pas à tous les besoins» Les abbés prient alors les évêques de leurs diocèses respectifs d'ordonner tel ou tel. de leurs religieux. Personne ne doit solliciter cet honneur, qui ne peut être conféré qu'aux plus dignes \ Saint Benoît parle dans sa règle des prêtres et des diacres à ordonner, sans faire la moindre allusion aux ordres inférieurs. Par le fait, uii prêtre et un diacre suffisent pour assurer le service liturgique d'un groupe de moines. Comme l'ordination, à cette époque, se fait en vue d'une fonction déterminée, pourquoi chercheraiton à se procurer des sous-diacres, des acolythes, etc., utiles seulement dans les églises épiscopales ou parois-

^ Si quis abbas sibi presbyterum val diaconum ordinari petierit, de suis eligat quidignus sitsacerdotiofungi. Régula S. Betiedicii, lxii.

siales ? Les religieux s'acquittent eux-mêmes, en vertu de leur consécration au Seigneur, des services confiés d'ordinaire à ces ministres inférieurs de l'autel ^. Néanmoins les évéques les ont de bonne heure obligés à passer par tous les degrés de la hiérarchie, en commençant par la tonsure cléricale, avant de recevoir le diaconat. Saint Ouen conféra ainsi le sous-diaconat à saint Wandrille *.

Le nombre des prêtres est en raison des besoins de chaque communauté. Il appartient à l'abbé de le fixer. Des considérations multiples iexercent leur influence sur ces choix. Aussi prêtres et diacres peuvent-ils être en certains monastères assez nombreux. Sur ce point comme sur beaucoup d'autres, il y eut dans une même région une grande variété. On remarque cependant une tendance à multiplier les ordinations monacales. Les autels et les oratoires, qui commencent à se multiplier, au moins dans les abbayes importantes, ne s'expliqueraient guère sans cela. Les abbés ne sont pas pour ce motif tenus de posséder le diaconat ou le sacerdoce. Ils peuvent rester simples moines. Mais la plupart sont prêtres, souvent même avant leur élection abbatiale. C'est dans la nature des choses, il faut bien le reconnaître.

Le moine devenu par la volonté de son supérieur, et par la bénédiction de l'évêque, diacre ou prêtre, ne s'occupe dans une communauté que du service de

2 Après Thomassin, Mabillon conclut du silence de saint Benoît et d'une lettre de saint Grégoire le Grand que la profession monastique équivalait alors au sousdiaconat et en tenait lieu. Mabillon, Annales Benedictini, x, 20, I, 277.

' Vita I. S. Wimdregisili, Mabillon, Acta Sanct., II, 507.

l'autel et de l'administration des sacrements. Sa dignité surnaturelle ne lui confère aucune prérogative, La règle lui rappellerait, s'il en était besoin, que ses fonctions l'obligent à une sainteté plus grande, par conséquent à une vie toute d'obéissance et d'humilité. L'abbé et le prieur conservent tous leurs droits sur lui ; ils peuvent lui donner des ordres et lui infliger des réprimandes. Au cas où un sentiment d'orgueil le pousserait à une insubordination scandaleuse, ils en avertissent l'évêque. S'il vient à persévérer dans sa révolte, on le chasse comme un indigne '.

L'abbé cependant, pour honorer le caractère sacré dont il est revêtu, lui assigne parmi les frères un rang supérieur ; il l'invite à bénir, lorsqu'il n'est pas luimême investi de la dignité sacerdotale. Dans une foule de circonstances, les prêtres et les diacres exercent au sein des communautés une action réelle et très heureuse. On leur confie les charges importantes de l'intérieur et les missions délicates et honorables au dehors.

La célébration du sacrifice reste leur fonction propre. Lorsque, le prêtre chante la messe à laquelle tous les frères assistent et communient, il a son diacre pour le servir. C'est l'usage à Luxeuil. Il doit en être ainsi dans les monastères qui ont adopté la règle bénédictine. Car à quoi serviraient les diacres, s'ils ne remplissaient pas cette partie de leur ministère?

Les évêques n'attendent pas toujours l'invitation d'un abbé pour conférer les ordres à un moine. Elle leur est du reste fort inutile, quand il s'agit de l'abbé

' Régula S. Benedicti, loc. cit.

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lui-même ou d'un religieux n'appartenant à aucune communauté. C'est ainsi que saint Ouen ordonne sousdiacre et diacre saint Wandrille et lui fait donner le sacerdoce par saint Omer '. Il espère attacher à son diocèse ce moine venu des monastères du Jura et l'utiliser pour le bien des âmes. Les évêques cherchaient sans nul doute parmi les moines des auxiliaires qui, une fois entrés dans la hiérarchie ecclésiastique, recevaient des églises à conduire et un ministère à exercer. Comme il n'y avait rien d'organisé pour le recrutement et la formation du clergé, les abbayes Ibur apparaissaient, dans ces conditions, comme des pépinières ménagées par la Providence, Ceux d'Italie y prennent fréquemment les diacres dont ils ont besoin. Du jour où ils sont ordonnés pour le service d'une église séculière et non pour celle de leur communauté, ils échappent à l'autorité de leur abbé, sans être cependant affranchis des obligations que leur impose la vie religieuse. Ils restent moines sous l'autorité épiscopale *. Les choses doivent se passer de la même manière dans les églises mérovingiennes.

Les évêques et le peuple chrétien, quand ils ont à pourvoir un diocèse de son premier pasteur, vont parfois le prendre dans un monastère. Les rois agissent de même, lorsqu'ils se sont attribué le droit de nomination aux évêchés. Les circonstances ont fait des cloîtres les centres les plus actifs de la vie intellectuelle et morale à cette époque. C'est un peu l'élite de la société qui a trouvé un refuge dans leur enceinte. Les abbés et les

^ Vital s Wandregisili, Mabillon, II, Soy.

^ S. GREGOiRE-LE-GRAND.fî/iw^o^vii. vin,47, i5, Pat. Lit ,LXXVII,902,9i8,9i9.

moines s'imposent en grand nombre à l'estime et à l'admiration publiques par la sainteté de leur vie, leur valeur intellectuelle, que rehausse fréquemment l'éclat de la naissance. Le peuple chrétien ou celui qui le personnifie vont tout naturellement choisir parmi eux leurs chefs hiérarchiques.

De tous les monastères de cette époque, Luxeuil est celui qui fournit le plus grand nombre d'évéques. On dirait que saint Colomban y a préparé un séminaire de pontifes. Chagnoald, évêque de Laon, Achar de Noyon et Tournai, Omer de Thérouanne, Ragnacaire de BâleJ Donat de Besançon, sont les plus connus i De l'abbaye de Fontenelle sont sortis saint Erembert de Toulouse, saint Lantbert de Lyon, saint Ansbert de Rouen, saint Bain de Thérouanne. Saint Tetricus, évêque d'Auxerre, avait mené la vie religieuse à Saint- Germain. Saint Mummolin de Noyon fut d'abord abbé de Sithiu. On peut citer encore saint Paul de Verdun, moine de Tholey ; saint Eucher d'Orléans, moine de Jumièges ; saint Abbon de Sens, abbé de Saint-Pierrele-Vif; saint Remacle de Maestricht, moire de Solignac ; saint Léger d'Autun, abbé de Saint- Maixent, etc. Saint Amand mérite une mention spéciale. Cet apôtre infatigable des régions du Nord est le précurseur des évéques missionnaires qui durant la période suivante gagneront à l'Évangile les Frisons, les Saxons et les Scandinaves. Saint Wulfran, d'évêque de Sens devenu moine de Fontenelle, s'avance plus au nord que saint Amand. Saint Amand et saint Wulfran ne sont pas les seuls moines apôtres du VIP siècle. Il est peu d'époques qui aient vu sortir des abbayes tant et de tels missionnaires.

Luxeuil envoie l'élite de ses religieux évangéliser les populations païennes de l'Austrasie et des contrées voisines. Saint Colomban peut au reste leur servir de modèle : il fut également sollicité durant toute sa vie par les exercices d'une ascèse héroïque et les labeurs de l'apostolat. Lorsqu'il lui faut abandonner Luxeuil et l'Austrasie, il cherche des païens à convertir. Après un essai infructueux parmi les Alamans et des prédications heureuses aux Suèves, il traverse les Alpes, pour annoncer la vraie foi aux Lombards ariens.

Avant de quitter ses disciples^ le grand moine a fortement recommandé à son successeur Eustaise l'évangélisation des barbares. Ce saint moine commence par payer de sa personne, il va prêcher l'Évangile aux Varasques, établis sur les rives du Doubs. Quand il les a conquis, il se rend chez les Bavarois, où de nombreuses conversions viennent récompenser son zèle. Mais son devoir le rappelle au milieu de ses moines. Il n'oublie pas cependant les chrétientés formées par lui. Sur son ordre des moines missionnaires quittent Luxeuil et vont poursuivre l'œuvre qu'il a interrompue '. Le roi d'Austrasie prend grand intérêt à cette expansion apostolique, et le seconde de son mieux. Sur sa demande, saint Eustaise et son successeur, saint Walbert, entreprennent l'évangélisation des païens nombreux encore dans les pays soumis à leur autorité. L'ardeur de ces moines ne connaît pas de limites. Ils s'avancent vers le nord et le couchant. Saint Omer prêche les païens du pays de Thérouanne, saint Valéry ceux qui habitent

^ JoNAS, Vita S. Eustasii, MABiLLON.ir, 109.

les campagnes voisines de la Somme. Un champ très vaste s'ouvre devant eux ; il s'étend de la Bavière à la Manche, et il va. se perdre dans les plaines immenses qui séparent la vallée de la Meuse de la mer du Nord. Les évêques les accueillent et les demandent comme des auxiliaires et des émules dévoués. Il réussissent à convertir des multitudes et à fonder de nouveaux monastères, qui deviennent autant de centres pour l'apostolat. Les convertis et leurs enfants ne tardent pas à les remplir. L'évangélisation des païens n'absorbe pas toute l'ac* tivité apostolique des moines de Luxeuil. Ils l'exercent aussi sur les populations chrétiennes des diocèses qui les entourent. Saint Eustase donne encore l'exemple '. Saint Aile, saint Romaric et beaucoup d'autres se sont signalés par leur zèle. La fécondité de cet apostolat est manifeste ; on peut ne juger à l'attachement et à la reconnaissance des fidèles et aussi des membres du clergé. On put le voir, lorsqu'il fut question de leur enlever saint Aile pour lui donner à conduire le monastère de Rebais. L'aristocratie gallo-romaine ou franque est en particulier remplie de vénération pour ces moines de Luxeuil. Les villœ qu'ils rencontrent sur leur route leur sont largement ouvertes. Ils y reçoivent une généreuse hospitalité. Les parents sont avides de les entendre. Ils les prient au moment du départ, d'appeler sur leurs enfants les bénédictions divines. La bénédiction et la prière du moine descendent sur ces jeunes âmes comme une semence, qui lève et plus d'une fois produit une vocation monastique.

1 Vita S. Eustasii, Mabillon, II, iio.

Il ne suffit pas à un moine de désirer l'apostolat, pour obtenir de son abbé la faveur de s'y adonner. Tous ne sauraient avoir les aptitudes que requiert cette fonction sainte. Les abbés en sont convaincus. Aussi se montrentils fort circonspects dans le choix des missionnaires. L'expérience faite par le fameux Agrestius est de nature à les éclairer. Ce moine, plein de confiance en lui-même, voulait ardemment se consacrer aux missions lointaines. Saint Eustase, qui le connaissait, lui refusait la permission nécessaire. Enfin, n'y tenant plus, il prit, malgré la défense de son supérieur, • le j chemin de la Bavière. Mais les choses ne marchèrent pas au gré de l'étrange apôtre. Il échoua complètement. Au lieu de revenir à Luxeuil, il se rendit à Aquiiée, où les schismatiques de cette Église surent le gagner à leur cause. S'il revint plus tard au monastère, ce fut pour y semer la discorde ^ Les moines trouvent ailleurs que dans l'est et le nord, des païens à convertir et des chrétiens tièdes à ranimer. Les invasions barbares et les guerres du VP siècle avaient compromis les résultats de l'apostolat exercé durant les périodes précédentes. La négligence des évoques et des prêtres laissait fréquemment les populations rurales dans l'ignorance. Le zèle le plus ardent ne suffisait pas non plus à conserver la foi des diocèses trop vastes, en un temps où les paroisses rurales étaient imparfaitement organisées. Dans ces conditions, le peuple des campagnes recourait à des pratiques superstitieuses, qui lui restaient chères. Pour beaucoup c'était

^ Vita S. Eustasii, Sur cet apostolat des moines de Luxeuil, voir Mainoey, op. cit.. 45-61.

un retour au paganisme. Les autres tombaient dans une indifférence grossière '.

Un grand nombre de Francs étaient en outre restés fidèles à leur vieux culte. Une nouvelle évangélisation s'imposait dès lors. Les saints évéques le comprirent. Mais leur clergé ne pouvait remplir seul une tâche pareille. Les moines furent dans ces conditions leurs auxiliaires tout désignés. Les hagiographes les montrent à l'œuvre, surtout en Neustrie. Saint Wandrille évangélise les grossiers campagnards du pays de Caux, dont il fait de bons chrétiens. Son voisin, saint Philibert, abbé de Jumièges, exerce lui aussi un très utile apostolat ^. Leur zèle trouve sa récompense dans les vocations religieuses qu'il provoque ^. L'abbé, ne pouvant suffire personnellement à tous les besoins, se fait remplacer par des moines prêtres. C'est l'exemple de Luxeuil qui est suivi dans les abbayes neustriennes.

L'apostolat monastique se continue après la mort de saint Wandrille et de saint Philibert. Saint Ansbert de Fontenelle s'en occupe très activement. Les chrétiens avides de recevoir ses conseils vont au monastère les lui demander et se confesser de leurs fautes *. Saint

1 Vacanda-RD, L'idolâtrie en Gaule au VI^ et au V 11^ siècle àans Revue des Questions historiques, LXV, (1899), 429 et seq. Vie de saint Oueu, i3o et seq.

2 Vacandard, Vie de saint Ouen, i83.

^ VitaS. Filiberti, Mabillon, II, 788. Erat consuetudo sancti de monasterio circumquaque ad exhortandas animas fratres transmittere ; et confluebant ad eum viri nobilep et portentes proprias voluntates respuentes et Christo Domino servientes.

* Cum igitur ejus prserogativa meritorum longius clafesceret, confluebant passim ad eum plurimi, salvationis suae expetentes salubriaconsilia. Et confluentium ad se confessiones peccatorum suscipiebat, monita eis salutis impertiens. Viia S Ansberti, Annalecta Boîlandiana, I, 184.

Riquier, abbé de Centule, voit aussi les fidèles affluer aux portes de son monastère, lui avouer en confession leurs péchés, accomplir la pénitence qu'il leur donne et lui laisser une aumône ^ Saint Bertin exerce à Sithiu un ministère analogue *. Sainte Bertille veille à ce que les prêtres de son abbaye de Chelles soient empressés à entendre les confessions des séculiers '. Les moines deviennent ainsi pour beaucoup des directeurs spirituels, pater confessionum, suivant l'expression du biographe de saint Bertin. Ce sont les disciples de saint Colomban qui ont répandu, autour de ledrs monastères et parmi les populations qu'ils évangélisaient *, cette coutume pieuse recommandée par son exemple. Les grandes abbayes poussent plus loin encore leur action apostolique. Elles sont d'ordinaire installées en pleine campagne, loin des centres où l'évêque a son église et où les prêtres ont pu établir des paroisses. Leur situation ressemble à celle des grands propriétaires ruraux et de leurs villas. Ceux-ci fondaient, pour le service religieux de leur famille et des gens attachés à leurs domaines, des églises qui étaient le complément nécessaire de leur maison. Les abbés durent imiter cet exemple. L'historien des Paroisses rurales du IV^ au XP siècle, M. Imbart de la Tour, a constaté cette influence de l'action des

1 Coeperunt ei multas eleemosynas largiri, tam eleemosynas quam confessiones pro culpas dare et paenitentiara ab ipso expetere. La plus ancienne vie de saint Riquier, R. P. Poncelet, /ôï(?, XXII, 189.

2 VitaS. Bertini, Mabillon, III, i, 1 01-102.

^ Familiam quoque monasterii sive vicinos propinquos per sanctam communionem attrahebat ut datis confessionibus pœnitentiam pro peccatis suis agerent. Vita S. Beriilff, ibid, 21.

, Malnory, op. cit., 75.

moines sur le développement de l'organisation paroissiale. On ne saurait mieux faire que de lui emprunter les lignes suivantes : « Leur conversion (des populations rurales) tut l'œuvre du monachisme. A saint Colomban et aux moines irlandais revient l'honneur de l'entreprendre : saint Valéry dans les pagi de la Somme, saint Remacle dans les Ardennes, saint Amand dans les Flandres, le Brabant, le nord du Beauvaisis, Eustasius dans la Séquanie, reprirent l'œuvre des grands évêques missionnaires du IV^ et du V^ siècle. Protégés par les rois austrasiens, comme Sigebert II, et plus tard par Ips maires du palais, ils détruisirent les dernières idoles et, sur leurs débris, élevèrent des autels. Le VIP siècle, si troublé par les luttes politiques, fut une belle époque dans l'histoire des conquêtes chrétiennes. Un grand nombre de monastères de la Gaule franque : Luxeuil, Stavelot, Malmédy, Gand, Saint-Omer, Saint-Bertin, Saint-Riquier, Jumièges, Saint- Wandrille, Chelles, furent créés de 600 à 680, et à leur tour, ces puissantes communautés fondèrent des églises ou provoquèrent leur fondation.

» Cette œuvre leur était facile. Les progrès du culte furent la conséquence naturelle des progrès de leur patrimoine. Dans les domaines qui leur furent donnés par les rois, les évêques ou les grands, les religieux élevèrent presque toujours une église. Nous ne pouvons suivre en détail ces transformations, mais nous en connaissons au moins les résultats ^ »

' Imbart DE LA Tour, Les paroisses rurales duIV<^ au XI^ siècle, Paris, Picard, 1900. 89-90.

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