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C'est-à-dire son secrétaire

20 i LES MOINES ÉGYPTIENS

parlais de cet homme ennemi qui habite Akhmim. Je lui répondis ce que je devais répondre et je dissipai ses soupçons. J'ai parlé de même à un nombre considérable de commandants et de gens ayant puissance ;j'ai dit tout cela au comte André. Il n'est donc pas étonnant que je vous aie dit tout ce que je pensais, et que je ne vous aie rien caché de ce qui m'a été révélé afin de vous l'apprendre. Je ne suis qu'un pauvre homme : mais je désire que vous me répariez Texaction qui m'a été faite. » ^

Nous ne savons pas de quel tortSchnoudi avait à se plaindre et demandait réparation. Sans doute à cette époque, comme à toutes les périodes de son histoire, depuis qu'elle a été conquise par des étrangers, l'Egypte était regardée par ceux qui en étaient les maîtres comme un trésor où chacun pouvait prendre à pleines mains, sans s'occuper des prohibitions de l'honneur qui n'existait point et de la morale qu'on n'écoutait guère. Schnoudi, dans un de ses discours, fait une peinture lamentable des vexations que les malheureux Egyptiens devaient endurer de la part des gouverneurs grecs et de leurs soldats. Ils avaient, à l'entendre, le cœur plein de fornication, d'adultère, de violence, de rapine, de cupidité, d'avarice ; ils n'aimaient rien tant que ce qui ne leur appartenait pas, ils avaient soif de profits honteux ; leur insolence et leur orgueil étaient sans bornes. Les gouverneurs

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