Zoëga : op. cit. p
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il donne une idée très précise de ce qu'était l'éloquence de ce moine. « Si tous les hommes, se trompent, dit Sclinoudi, si de toute lèvre coule le mensonge, s'il est nécessaire au contraire que Dieu soit véridique et ne puisse en aucune façon proférer un mensonge, le ciel et la terre ne sontils pas émus de nos péchés et de nos iniquités ? Que fait donc le glaive de la justice divine ? Il s'est arrêté, il se montre nu aux regards, prêt à agir selon sa volonté, à rentrer, ou non, dans son fourreau selon qu'il lui fera plaisir. Non pas qu'il soit rassasié, mais parce qu'il condescend au désir de l'homme au flanc duquel il est suspendu. Et cet homme est venu, il a examiné le glaive, quelle est sa forme, quelle est sa trempe, quelle est la valeur de son fourreau, quelle est sa longueur, sa largeur, comment il brille et lance des éclairs, où il est resté, et chez qui il est demeuré suspendu. Il n'y aura pas de paroles, ou s'il y en a, elles seront d'autre sorte. Ne pensez pas que ce glaive, dont c'est un bonheur de voir le type et l'image, ressemble à cet autre glaive dont parle le prophète en disant : 0 glaive, ô glaive, aiguise-toi, entre en colère, immole les victimes, aiguise-toi et luis, prépare-toi à détruire, frappe, ruine, arrache tout arbre. Celui-ci est mis aux mains de Thomme qui tue ; l'autre agit et saisit de lui-même. Ainsi il est dit : Le glaive a été aiguisé, il est preU à être livré aux mains de l'homme qui tue. Mais luimême, il saisit Thomme, lorsque l'homme lui est livré. Il frappe ceux qu'il frappe avec le secours
(le rhomme, mais Thomme ne peut frapper avec lui. L'homme ne le dirige pas vers le lieu où il veut s'en servir pour frapper, mais le glaive mène l'homme où il veut lui-même frapper. L'homme en colère ne se venge pas avec lui ; mais le glaive, par le moyen de l'homme, tire vengeance de ceux qui ont suscité sa colère ; en tout temps il livre ceux qu'il frappe à la main de celui qu'il tient luimême entre ses mains. C'est ainsi que le saint prophète David a dit : Ils seront livrés à la main du glaive ; car le prophète de son côté nous insinue que ce glaive est aiguisé par l'ordre du Seigneur, lorsqu'il dit : 0 glaive, ô glaive, viens ici et sois rempli de colère. On lui ordonne aussi de revenir de l'endroit où il frappe. Enfin on le jugera, on lui fera subir un jugement pour le châtier lorsqu'il aura lui-même châtié ceux qu'il a frappés. Il est dit en effet : Reviens ne reste pas dans la terre où tu es né, car je veux te juger dans ton pays. N'est-ce pas le Seigneur qui lui a ordonné de massacrer ? Comment donc lorsque le glaive s'est attardé dans les massacres, quand il est demeuré nu jusqu'à la fin, le Seigneur lui dit-il : Je te jugerai, je verserai ma colère sur toi pour susciter la flamme en toi dans ma colère, pour te livrer aux mains d'hommes barbares qui te perdront, pour te faire la proie des flammes, afin que ton sang soit au milieu de ton pays et que personne ne pense à toi ? Ce n'est pas ici l'heure ou le temps de parler de tout cela, mais je veux vous dire en abrégé quelles sont la forme et la
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nature de ce glaive qui apparaîtra pour porter témoisjnage contre ceux qui parmi nous commettent l'iniquité. Personne ne lui a commandé de frapper, personne ne lui a donné Tordre de suspendre ses coups. Il a de lui-même la puissance de frapper ou de ne pas frapper. On ne le commande pas, lui-même il donne des ordres ; il n'est pas au pouvoir de celui qui frappe, celui qui s'en sert pour frapper est en son pouvoir, il n'obéit qu'à Dieu. Personne ne le met dans le fourreau, il sort de lui-même de son fourreau et il y rentre de sa propre volonté. Il est admirablement prêt à frapper, admirablement prêt à luire. 0 glaive, promène toi tout aiguisé, à droite, à gauche, de tout côté que tu veuilles tourner ta face. On lui a dit : Par toi je jugerai la terre ; et toute la terre sera jugée par lui, tout le monde sera jugé par lui. La bénédiction et la malédiction, la colore et la grâce sont sur ses deux côtés, ici et là : il brille en rendant des jugements équitables. C'est une terreur de le voir nu, c'est une joie de le voir retourner dans sa gaine. Quand il s'avance pour massacrer, l'anxiété règne : quand il retourne des lieux 011 il a tué ceux qu'il a frappés, la paix est affermie. Son action est un encouragement, sa présence est une sécurité. La miséricorde, Findulgence, la bonté, la mansuétude, Fespoir de toute bonne chose, voilà ce qu'il y a dans sa disposition et son ordonnance, voilà quel est son vêtement, voilà de quoi est fait son fourreau. Quand il se manifeste, c'est le soleil qui se lève à l'Orient
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avant do monter et do répandre sa lumière: personne ne peut en supporter les rayons. Il n'y a pas en lui l'esprit de vie, comme dans les animaux sur lesquels est la gloire du dieu d'Israël, comme a dit le prophète : L'esprit de vie est dans les roues qui le portent et le font avancer ; mais ce glaive est la vie de Tunive^rs entier, tout esprit de vie a été fait de lui. La science et la raison en sont le tranchant, la charité en est l'ornement. Le Dieu tout puissant est sa longueur et sa largeur, car il n'a pas de mesure. Quand il veut s'élever, il s'élève ; quand il veut se dilater, il se dilate ; quand il veut se rétrécir, il se rétrécit ; quand il veut s'abaisser, il s'abaisse. Il ne se manifeste pas selon ses proportions ; mais, selon la mesure de ceux qui peuvent soutenir son aspect, il apparaît dans les lieux où il frappe et guérit. Car il frappe, mais il guérit aussi; il immole, mais il guérit ceux qu'il a frappés à cause de leur désobéissance ; il guérit encore ceux que les traits de l'ennemi ont affaibli. Sa poignée est une lumière pour les yeux de ceux qui regardent la droiture, la vérité et toute œuvre pieuse. Les lieux où il reste suspendu sont les Ecritures et les lois qui nous ont été données, à nous autres hommes, pour opérer notre salut. La gaîne où il demeure enfermé pendant tout âge est le ciel des cieux, où les hommes dans sa main sont comme des flocons j de neige en sa présence. Il est dans la main de l'homme selon la force avec laquelle l'homme peut s'en servir pour frapper. L'acuité de son tranchant
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ne provient que de lui-même, personne ne Taiguise, mais il aiguise tous les glaives. Il habite en rhomme (jui le cherche ; mais on ne le voit que s'il se manifeste lui-même. Il s'approche de Thomme qui le suit à la trace, mais il s'en éloigne aussi. C'est en lui qu'on a dit que la parole de Dieu est vivante, agit et frappe plus que tout glaive aiguisé. C'est de lui qu'il est ordonné aux soldats du Christ de prendre le casque du salut et le glaive de l'esprit, c'est à dire la parole de Dieu, avec laquelle les forts à la guerre ont terrassé leurs ennemis et se sont avancés allègrement au combat pour immoler le péché qui leur livre bataille. »
Schnoudi continua longtemps encore sur ce ton et dans cette forme ; sa manière se montre presque tout entière dans ce discours, ou tout au moins il laisse supposer ce que sera cette manière lorsqu'elle aura atteint son plein développement. De semblables discours défient l'analyse : Tassociation des idées y parait nulle, et cependant dans ces effluves de la passion il y a des liens invisibles au premier coup d'œil qui se laissent découvrir à la réflexion et retiennent tous les fils de cette trame ourdie dans un moment où la passion absorbait la vie. Il est douteux que les auditeurs pussent saisir le sens de cette herméneutique unique en son genre ; il doit être certain qu'ils en recevaient une violente commotion : Schnoudi, savait pourquoi il employait ces figures heurtées, ces apostrophes, ces prosopopées terribles. Il semble qu'en voyant trembler ses moines quand il
s'écriait: 0 giaive, glaive, démène-toi, h droite, à gauche, frappe partout devant' ta face, Forateur ait senti un délire subit s'emparer de lui et n'ait plus pensé qu'à porter à la fois leur tremblement et son ivresse jusqu'au paroxysme de la passion. Si nous ne nous trompons pas, c'est là de l'éloquence, non selon les règles, mais conforme à la nature. Au dix-septième siècle, Massillon lit trembler ses auditeurs dans son sermon sur le Petit noiyibre des élus, mais aujourd'hui sa longue prosopopée a perdu la chaleur qui l'animait ; au cinquième siècle, Schnoudi répandit à volonté la terreur sur ses moines, et encore aujourd'hui ses sauvages paroles conservent un reste de vie, parce que loin de composer ses discours il les vivait au plus intime de sa vie.
Ce ne serait pas cependant avoir fait connaître cette éloquence tout entière si nous arrêtions ici cet examen : le véritable Schnoudi ne se trouvait tout entier que lorsqu'il parlait ou écrivait à ses moines ou à ses religieuses. La plus grande partie de sa vie fut consacrée à mettre un peu d'ordre dans cette nombreuse assemblée de cœurs indociles qui croyaient que la robe du moine leur garantissait la possession du ciel, qu'elle était comme une armure avec laquelle ils pouvaient braver les traits de l'ennemi, une sorte de tunique merveilleuse qui les préservait du péché même alors qu'ils se livraient à des actions criminelles : il n'est donc pas étonnant que la plus grande partie de ses œuvres ait rapport à la direction de son
ordre tout entier. Ce que nous avons dit précédemment sur la règle qui régissait les moines de Schnoudi a déjà fait connaître en grande partie la A'ie qu'on devait mener autour et en dedans de cette forteresse d'aspect sévère appelée couvent d'Athribis ; ce qu'il nous reste à dire à propos des œuvres de Schnoudi nous fera mieux juger encore de celle qu'on y menait. Gomme nous l'avons déjà écrit, la grande majorité des moines égyptiens étaient des fellahs, natures agrestes, s'il en fut, aussi dures à travailler que le granit des carrières de Fantique Syène ; contents de se dire les serviteurs de Dieu, ces moines n'avaient renoncé au siècle que pour mener une vie exempte des labeurs ordinaires de leur condition dans la société, mus en même temps par un sentiment vague de religion, reste des pensers de leurs pères. Il était difficile, pour ne pas dire impossible, de discipliner de pareilles natures : les explications les plus précises, les plus minutieuses ne pouvaient parvenir jusqu'à leur intelligence grossière, aussi Schnoudi devait-il à chaque instant renouveler ses instructions, descendre dans les plus petits détails, veiller à tous les abus, prescrire les plus petites choses, les plus vulgaires, les moins nobles, ne reculant pas devant le mot ])ropre et défendant aux moines qui ne seraient pas malades ou trop vieux de se servir la nuit de vHses à long col, de gargoulettes, ou autres pour satisfaire certaines exigences de la nature. Mais qu'importait aux moines fellahs les prescriptions
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de leur maître : ils faisaient au monastère ce qu'ils auraient fait dans leur hutte de terre limoneuse, et pis encore, parce que la certitude du lendemain avait développé le germe inné de paresse qui se trouve en toute nature orientale Etait-ce donc pour toutes ces petites choses qu'ils s'étaient faits moines ? Nullement. Ils s'étaient faits moines pour apprendre les psaumes, pour les chanter à l'église au son joyeux des cymbales, pour faire leur tâche quotidienne et aussi pour se donner quelques-uns de ces heureux jours que les poètes de l'ancien temps recommandaient, avec une sorte de tristesse, de multiplier le plus possible dans la vie. Si l'occasion se présentait de faire quelque franche lippée, même en violant la règle, ils ne la fuyaient pas ; ils s'ingéniaient h la faire naître, connaissaient les chemins qui conduisaient aux douceurs de l'infirmerie, aux gâteaux, au vin parfumé. Etait-ce donc là olTenser Dieu? Non, car en se faisant moines ils ne s'étaient nullement interdits les choses qui font le bonheur de la vie pour des cœurs grossiers : le monastère n'était pour eux qu'un grenier d'abondance. Sûrs de cette vie , ils étaient tout aussi assurés de l'autre, et il ne leur en fallait pas davantage.
A côté de cette catégorie d'esprits et de cœurs grossiers, de beaucoup la plus nombreuse parmi ces moines dont l'Occident a fait autant de saints presque inimitables, il y en avait une seconde encore assez nombreuse composée de moines plus instruits, dont les familles tenaient sur la terre
noi/r une place plus enviable. Ceux-là, par le fait même de leur éducation première, avaient conçu de la vie un idéal plus relevé. Leur esprit était nourri de célestes chimères. Pendant que leurs compagnons travaillaient à la terre ou à quelqu'un des nombreux métiers que nécessitait une si vaste cono-réo-ation dliommes et de femmes, ils lisaient et méditaient. Us avaient entendu raconter des merveilles des premiers solitaires, ils entendaient Schnoudi en raconter de plus grandes encore: leur idéal était d'en faire eux-mêmes. Pour arriver à ce but, ils ne reculaient devant aucune pénitence extérieure ou intérieure : ils mortifiaient tout en eux-mêmes, sauf le principe initial d'orgueil caché au fond de toutes leurs actions. L'orgueil se retrouvait encore dans le but atteint. Ils avaient des visions et ils faisaient servir, nous l'avons vu, ces prétendues visions à calomnier leurs frères. Leurs nuits étaient remplies de cauchemars effrayants, ils luttaient contre toutes les puissances diaboliques, ils sortaient nécessairement vainqueurs de ces luttes : c'étaient des saints.
Enfin quelques rares esprits pleins de douceur, de docilité, quelques cœurs ardents dans leur simplicité, étrangers à l'orgueil autant qu'ils le pouvaient, menaient la vie monacale avec autant de perfection qu'il était donné à leur nature de le faire. Crétaient les disciples préférés du maitre, à eux il confiait ses plus secrets prodiges, ses pensées les plus intimes ; pour charmer leurs esprits il inventait ces révélations et ces miracles que nous
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avons racontés. Aux jouis d'épreuves, il trouvail on eux sa consolation ; ils seraient sa couronne dans le ciel. Pour eux, humbles satellites, ils se contentaient de graviter autour de cet astre majestueux. En secret plus d iiii entretenait en son cœur l'espoir de s'entourer quelque jour de satellites à son tour.
Les chères sœurs de la congrégation de Schnoudi ne dilleraient en rien de leurs frères. On retrouvait chez elles le môme partage et les mêmes catégories, avec cette dillerence que les défauts et les qualités des hommes étaient portés par les femmes à ce degré d'exaltation et d'exagération ([ui est la résultante directe des diverses forces de sensibilité et d'énergie qui se trouvent en elles. Elles y ajoutaient les défauts qui leur sont particuliers. Les qualités qui semblent être leur apanage spécial n'avaient aucune occasion de s'exercer. Les divisions intestines étaient plus grandes chez elles que dans les monastères d'hommes ; les causes en étaient aussi d'un ordre moins relevé. Leur adieu au monde n'était qu'une fausse sortie : elles portaient en elles-mêmes le monde et ses désirs, ses vanités et ses coquetteries. A ce monde elles avaient voué un culte qui ne se démentait jamais. Quelques sucreries dérobées, (fuelques bijoux enviés et portés avec une orgueilleuse ostentation suffisaient pour mettre ej] révolution cette ruche où l'on se contentait de bourdonner.
11 faut l'avouei'. la tâche de Schnoudi était rude.
d'autant plus rude que son idéal de la vie monastique était plus élevé, ses désirs plus grandioses et son tempérament plus violent. Il chercha tous les moyens possibles de remédier aux abus qui empoisonnaient sa vie de fiel et de colère : il n'en oublia qu'un seul. L'orgueil l'empêcha de le voir. Poursuivi par la pensée d'être un chef d'ordre ne le cédant en rien à ses prédécesseurs, sacrifiant tout à cette pensée et croyant qu'une congrégation était d'autant plus florissante qu'elle était plus nombreuse, il ne songea jamais que le désir qui traverse le cœur un moment n'est pas une marque certaine de vocation spirituelle. Au lieu de tenir étroitement fermée la porte qui donnait accès dans son monastère, il la tenait grande ouverte à quiconque se présentait. Ce fut une faute dont on ne doit pas le rendre responsable ; il ne s'en douta jamais et le courant des idées à son époque l'emportait malgré lui. La probation n'était pas assez rigoureuse, ou plutôt il n'y en avait pas. Et cependant, comme il ne pouvait fermer les yeux à la violation de ses règlements, comme il sentait instinctivement que les rouages de son immense machine n'avaient pas un jeu libre de tout soubresaut heurté, il s'écriait à satiété : « Que peuvent pour nous le nom et l'habit sans la pureté du cœur? Où sont les fruits que nous devons porter, je veux dire ces actes de vertus dignes d'être un honneur pour le Christ notre roi ? Les noms, les habits, les couronnes ne dureront que jusqu'à l'heure de la mort. Nom. habit, rien ne
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nous servira, car nous paraîtrons devant Dieu dans les mêmes conditions que tous les autres hommes, nous qui portons notre nom et nos liabits de moine devant les rois et les puissances établies par Dieu. Ainsi qu'à ceux qui possèdent des richesses, qu'ils en aient fait un bon ou un uiauvais usage, il faudra les abandonner, pour recevoir la miséricorde de la part de Dieu, s'ils ont été charitables, ou pour être couverts d'ignominie, s'ils n'ont pas aimé les hommes : ainsi il nous arrivera. En sortant de ce monde, nous laisserons derrière nous le nom et Thabit, et si nous avons fait ce que doivent faire ceux qui ont l'honneur de les porter, nous serons justifiés ; sinon, nous serons condamnés. C'est ici seulement que la distinction vient du nom et de l'habit: ceux qui agissent avec droiture sont honorés et peuvent se glorifier de leur justice ; ceux au contraire qui sont prévaricateurs, sont honorés à la vérité, •mais l'honneur qu'on leur rend est faux et ne concorde pas avec la réalité. Mais dans le lieu que nous attendons, personne ne sera exalté à cause de son nom ou de son habit : si quelqu'un est élevé au-dessus des autres, il le sera par suite de la justice de ses actions. « ^
Les désordres étaient réels, nous l'avons vu, mais peut-être Schnoudi en exagéra-t-il l'importance. Son caractère ne connaissait pas de mesure : pour lui un petit manquement à la plus petite des