‹ Les moines égyptiensChapitre 4 sur 34 · XIV PREFACE · texte numérisé non relu

XIV PREFACE

autre dans le sien, ne connaissant aucunement la propriété littéraire. Si Ton traduisait, la traduction ne fut jamais la reproduction fidèle, dans un autre dialecte ou dans une autre langue, de Ta^uvre originale. Quand il ne s'agissait pas de l'Ecriture, le plus simple copiste pouvait donner carrière à son amour du beau style et changer presque toutes les phrases. Cette année môme, il n'y a pas un mois, ayant eu l'occasion de confier à un jeune homme copte la copie de plusieurs actes de martyrs, je restai stupéfait de T entendre me dire qu'il me mettrait ces actes « en meilleur style. » Je ne pus qu'à grand peine lui faire comprendre qu'il devait bien s'en garder.

Si tel est le caractère de toutes les œuvres coptes qu'on a voulu nommer historiques, il est facile de préjuger quelle doit être leur valeur pour l'historien qui cherche la vérité sans ornements littéraires entendus à la manière copte. J'ai discuté ailleurs cette vafeur historique: il me suffira de dire ici que la recherche de la vérité, telle que nous l'entendons en Europe, est le dernier souci de l'écrivain copte, même s'il se livre à une enquête, comme quelques uns affirment l'avoir fait. Lorsque le brave Copte, à qui je dois en grande partie d'avoir pu écrire ce livre^ me remit l'un des trois exemplaires arabes de la vie de Schnoudi qui ont servi à ma publication (il se nomme lui-même Schnoudi et a une grande vénération pour son patron), il me dit: a II y a beaucoup de choses à lire dans ce volume, et elles sont toutes une grande édification. » Ce mot

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