SSSS
HrppuriITESs. — La co-
# p 0 ; £ NRERRS) | ) 7) quille des Hippurites, très , ; | épaisse, est très inéqui- A || ALES A l ‘1 valve.
‘1 1 La valve libre est oper- A P) è , ; 1 j} culiforme et percée de (A .
A1 nombreux petits pores et à f Fic. 79. — Hippurites cornuvaccinum.
parfois de deux orifices. Schéma de la valve fixée. Z arête cardi- . nale., Æ dent cardinale.b, b fossettes
Le pourtour est sinueux. cardinales. ma impression de l’adducea teur antérieur. mp cavité myophore
La charnière porte deux pour l'insertion de l'adducteur posté- : : à rieur. $ pilier anal. £' pilier branchial.
dents cardinales très sail- O cavité accessoire (d'après Douvizcé).
lantes et inégales: l’une,
FiG. 74. — Hippurites dontles valves sont fermées.
antérieure, est très grande et munie à sa base de deux impressions musculaires, où s’insèrent les faisceaux de l’adducteur antérieur des valves ; l'autre, postérieure, est plus petite. Le muscle adducteur postérieur est inséré sur une apophyse dentiforme.
La valve droite, fixée par son extrémité, est allongée, parfois arquée et striée longitudinalement. La charnière consiste en une fossette cardinale antérieure, une petite dent cardinale et une fossette cardinale postérieure. L'impression de l'adducteur antérieur est très grande et divisée en deux parties bien distinctes.
La structure des valves doit aussi être signalée. Le test de la valve operculiforme est formé d'une couche externe mince, prismatique, et d’une couche interne, porcelanique. Des crochets portent des canaux rayonnants, dichotomisés, arrivant jusqu'au bord interne où ils s'ouvrent. Des canalicules très fins se dirigent, d'autre part, vers la surface, où ils se terminent dans des pores spéciaux.
SIPHONIENS 59
Le test de la valve conique est aussi composé de deux couches : l’externe est formée de petites prismes, l’interne est blanche et mince.
L'espace laissé pour l’animal était très étroit. Certaines espèces, telles que l’Æippurites connuvaccinum, peuvent atteindre jusqu’à 1 mètre de long.
Raprozrres. — La coquille est simplement conique ou biconique. La valve, libre, à sommet central, porte deux longues dents cardinales, flanquées de chaque côté d’une apophyse myophore. La valve fixée est plus grande que la précédente, et porte un sillon ligamentaire étendu jusqu’au sommet. La charnière est formée par
Ë ne Fi. 76. — AHippurites radiosus.
une fossette cardinale antérieure, une dent Valve supérieure. & insertion de de < : , l’adducteur antérieur. € dent cardimédiane très mince et une fossette posté- nale antérieure. € dent cardinale © postérieure, €2 lame portant l’adrieure. ducteur postérieur. & sillon corres- . bros pondant au pilier branchial de la
SPHŒRULITES. — Les Sphærulites diffèrent SP en CO
DR re l'inflexion ligamentaire. ÆB sillon des précédents en ce que de la valve supérieure correspondant au pilier anal de la
x c 0 . : valve inférieure.
naît un faible pli (pli cardinal) entre les deux NAT dents, et en ce que les dents, aussi bien que les apophyses musculaires, sont asymétriques.
4° Cardiidæ
Carprum. — Les Cardium (C. edule) se trouvent abondamment sur nos côtes et sont comestibles sous le nom de Coques, etc.
Fic. 77. — Radiolites foliaceus. Schéma de l'inté- F1G. 78. — ÆRadiolites foliaceus. Schéma de l'intérieur de la valve gauche. Z inflexion et cavité li- rieur de la valvedroite. Z inflexion et cavité ligagamentaire. 2, B1 dents cardinales. #1 muscle mentaire. ÆV dent cardinale. b, /1 fossettes cardiantérieur, m1 muscle postérieur (d’après Dou- nales. » muscle antérieur. ml muscle postérieur VILLÉ). (d'après DouviLLé).
5 Lucinidoæ
Lucia. — Les Lucines sont abondantes dans les mers chaudes, où on les rencontre depuis le rivage jusqu'aux plus grandes profondeurs.
d6 LES MOLLUSQUES
6° Cycladidæ
CycLas. — Les Cyclas vivent dans les eaux douces, au milieu des plantes aquatiques. La branchie fait office de poche incubatrice ; là, les jeunes se nourrissent des cellules épithéliales qui prolifèrent.
7° Cyprinidæ
Cette famille comprend les genres Cyprina, Isocardia, Astarte, ete.
8° Veneridæ
Cette famille contient les Venus, les Artemis, les Cytherea, abondants sur nos côtes et comestibles. Ce sont d'excellents types d'Acéphales.
9° Mactridæ
Les Mactra ont une coquille ventrue.
10° Tellinidæ
Les Psammobia (fig. 1%) sont remarquables par leurs deux siphons distincts.
41° Myidæ
SoLex. — Les Solen sont bien connus par leur coquille allongée qui leur a fait donner le nom de Couteaux. Ms vivent dans le sable où ils se creusent des trous verticaux assez profonds. Lorsqu'on essaye de les prendre, ils gonflent leur pied et il est alors presque impossible de les extraire de leur tube. Le mieux est alors de verser sur l'animal une pincée de sel, ce qui le fait jaillir. On mange les Solen, Ils servent aussi d’appât à la pêche.
Saxicava. — Les Saxicava se creusent des trous dans les rochers.
Mya. — Les Myes vivent dans la vase, enfoncées à une assez grande profondeur. Leur siphon, très long, vient émerger à la surface, mais rentre au moindre attouchement,
SIPHONITENS D
12° Gastrochæœnidæ
GasrrocHæna. — Vit dans les rochers et avec de petites pierres se constitue une sorte de nid qui enveloppe complètement la coquille.
AsPERGILLUM. — Les Aspergillum ou Arrosoirs sont des Acéphales très allongés, dont la coquille a presque disparu, tandis que le manteau a sécrété un long tube calcaire, dont une extrémité est évasée et fermée par une plaque percée de nombreux trous à la manière d’une pomme d’arrosoir. C'est cette extrémité qui est dirigée vers le bas chez l'animal vivant. L'autre extrémité du tube au contraire est ouverte ; c’est par elle que sortent les siphons. Malgré ces déformations, on peut retrouver assez facilement le plan d'organisation des Acéphales {fig. 16).
13° Pholadidæ
Tereno. — Les Tarets possèdent une petite coquille qui ne revêt que la partie antérieure de l'animal. Le reste du manteau est extrêmement allongé et entouré par un tube calcaire lisse, simplement divisé par une cloison pour le passage des deux siphons. L’anatomie est celle de tous les autres Acéphales, avec cette différence que les organes sont disposés les uns derrière les autres, au lieu d’être superposés. Les Tarets perforent le bois, les roches, etc. ; leurs dégâts sont considérables. Ils détruisent les carcasses des navires, les digues, les ponts, etc., qui finissent par ne plus pouvoir résister à la mer. Ce sont les Tarets qui ont produit la fameuse inondation de la Hollande, au commencement du siècle dernier.
Paoras. — Les Pholades vivent dans les trous qu'ils creusent eux-mêmes dans les rochers. Nous avons relaté plus haut les diverses théories qui ont été émises sur la manière dont la perforation des rochers a lieu. Cette perforation a été parfois utilisée pour reconnaître les mouvements dont le sol avait été le siège. « Sur la côte de Pouzzoles, dit Contejean, s'élève une falaise presque verticale où l’on remarque, à une hauteur de 6 mètres au-dessus du niveau de la mer, une bande rongée par les vagues et remplie de perforations de coquilles lithophages. Dans la petite plaine qui sépare cette falaise de la mer existent les ruines du temple de Sérapis. Trois colonnes monolithes de marbre blanc, qui restent debout et dont la hauteur est de 13 mètres, sont criblées de trous de Pholades sur toute la surface d’une zone qui commence à 2,7 du sol et dont la largeur est de 3,6. Ce temple ayant été certainement construit au-dessus des eaux, on en conclut à un affaissement du sol qui a plongé dans la mer toute la plaine
et la falaise jusqu'à la bande rongée de celle-ci. Cette bande correspond aux perforations des colonnes. A cet affaissement, qu'on rapporte avec doute à la fin du 1v° siècle, a succédé probablement, en 1538, à la suite de la formation du Monte Nuovo, un exhaussement qui a porté le sol à son niveau actuel. »
Le siphon des Pholades, bien que dépourvu d’yeux, est cependant sensible à l’action de la lumière : c’est un phénomène de vision dermatoptique. Les Pholades sont aussi intéressantes à un autre point de vue. Ce sont en effet les animaux les plus phosphorescents des Mollusques. Cette propriété est connue depuis fort longtemps. Pline, le naturaliste, en parle déjà dans ses écrits. On savait / À 4 qu'elles avaient la propriété de luire dans l'obscurité et que, lorsqu'on mange des Pholades, on a la bouche phosphorescente. Le mucus qu’elles sécrètent est lumineux. C’est surtout Pancerti et Raphaël Dubois qui ont étudié la luminosité des Pholades. Pour voir les organes qui la produisent, on fend le manteau et les siphons, puis l’on fait tomber un mince filet d'eau qui enlève tout le mucus lumineux. On se rend compte ainsi qu'il y a cinq organes lumineux : d’abord un arc correspondant au bord supérieur du manteau; ensuite deux petites taches triangulaires à l’en- Fic. 79. — Schéma mon- trée du siphon branchial ; enfin deux longs cordons
trant la disposition des
no Ai du parallèles situés dans le même siphon (fig. 79). La
substance photogène sécrétée par ces organes se mélange au mucus produit par le reste du corps, ce qui fait croire, au premier abord, que la matière lumineuse est sécrétée par toute la superficie de l'animal. M. Raphaël Dubois a montré qu’il y avait dans les parties lumineuses du Pholas dactylus deux substances dont le contact en présence de l’eau détermine l'apparition de la lumière. L'une de ces substances a été obtenue à l’état cristallin : elle présente des caractères optiques tout à fait spéciaux qui donnent aux organes phosphorescents un éclat opalescent tout particulier. Elle est soluble dans l’eau, peu soluble dans l'alcool, soluble dans l'essence de pétrole, la benzine et l’éther : c'est la luciférine. Le second corps est un albuminoïde actif comme ceux que l’on désigne sous le nom de ferments solubles, ou diastases ou zymases, dont il présente tous les caractères généraux : c’est la Zuciférase. Ces deux substances sont nécessaires et suffisantes pour produire in vitro le phénomène de la luminosité.
SIPHONIENS 29