‹ Les mollusquesChapitre 37 sur 91 · SN NN PTE DD · texte numérisé non relu

SN NN PTE DD

Fic. 149. — Diverses Radula de Monotocardes. To Radula de Toxoglosse (Plourotoma babylonia). Ra Radula de Rachiglosse (Oliva Peruviana). TK Ridula de Tæaioglosse (Cassis saburon). PE Radula de Ptenoglosse (Scalaria tennicosta).

Chez les Monotocardes. les dents médianes sont au nombre d’une seule ou manquent, et les dents latérales sont en nombre assez peu considérable, Cinq cas à considérer.

1° GymxoGLosses. — Pas de radula;

2° PréxoGLosses. — Pas de dent centrale, ayant latéralement beaucoup de dents acuminées et semblables entre elles (œ + 0 + æ) ;

3° TœxiocLosses. — Une dent médiane, deux dents latérales, quatre dents marginales (2 LH A41 +1 +1 LH 2);

4 RacniGLosses. — Formule dentaire : (1 + 1 +4);

>° ToxocLosses. — Formule : (1 + 0 + 1).

La figure ci-jointe résume ces différents cas.

»° Pied, locomotion et glandes pédieuses

La forme du pied des Prosobranches est la même que celle des autres Gastéropodes : elle est caractéristique de cette classe. C’est toujours une large lame musculaire qui est ventrale et se prolonge insensiblement avec le reste du corps qu'elle supporte. C’est au moyen des contractions lentes du pied que les Prosobranches rampent à la surface des corps. Le tissu du pied est essentiellement musculaire et parcouru par de nombreuses lacunes sanguines. Habituellement toute la face plantaire est continue. Cependant chez certains on distingue des sillons tranversaux. Huxley distingue dans le pied trois régions: le mesopodium, qui est en rapport dorsalement avec le reste du corps : le propodium, qui est en avant, et le mélapodium qui est en arrière et supporte l’opercule. Ainsi, chez les Voluta, les Harpa, le propodium est séparé par un sillon transversal du mésopodium. Chez les Pterocera Xephora le métapodium est très distinct. Mais toutes ces divisions n'ont qu'un intérêt tout à fait secondaire. Huxley a aussi distingué sous le nom d’épipodium un appareil qui n'existe que chez certains Prosobranches : c'est un organe qui se présente sous la forme d’un rebord de la peau, séparant le pied du reste du corps : cet épipodium est très développé chez les Haliotis où il est formé d'un large ruban portant des appendices tentaculiformes ; il ne semble exister que chez les Diotocardes.

Enfin, chez un certain nombre de Prosobranches le pied est divisé par un sillon longitudinal en deux parties distinctes. C’est le cas des Cycelostomes : chez eux l'animal progresse en faisant avancer successivement chacune des lames de son pied, ce qui donne à la marche un aspect tout spécial : l'animal semble atteint de claudication (fig. 150).

A la face ventrale et antérieure du pied il y a généralement un sillon parallèle au bord antérieur. De celui-ci part, perpendiculairement à lui, un sillon se terminant à un petit orifice. Les sillons sont tapissés par des cellules sécrétrices. Mais dans l'orifice aboutissent de véritables glandes muqueuses qui sécrètent un mucus abondant. Autrefois, en poussant une injection par cet orifice, on aboutissait, grâce à la fragilité des glandes, dans les

lacunes vasculaires du pied. On désignait alors cet orifice sous le nom de système aquifère, qui aurait eu ainsi pour fonction de faire communiquer l'appareil vasculaire avec l'extérieur. Les recherches de Carrière, Houssay et de bien d’autres ont montré qu'il n’en était rien.

Lorsque l’on examine un Gastéropode rampant, 1l semble que l'animal repose sur la terre par toute sa face ventrale, et c’est de cet aspect qu'est venu le nom même de Gastéropode. Le pied paraît donc occuper toute la longueur du corps ; mais, à y regarder de plus près, il n’en est rien. En effet, enlevons la coquille, nous apercevrons le tortillon qui contient un grand nombre des organes de l'animal. Le tortillon n’est pas un simple appendice dorsal, c’est la continuation du corps propre-

ment dit. « Supposons-le, dit M. Ed. Perrier, dans ses

Colonies animales, supposons-le déroulé et maintenu ver- Fi. 150. — Cyclosï . : toma elegans vu par ticalement, l'animal continuant à marcher sur le sol, et la face ventrale. P SUCER . pied avec son sillon

comparons le corps, ainsi rétabli dans sa forme normale, médian.

au corps d’un Ver. [1 devient tout de suite évident que la

partie supérieure du tortillon n’est autre chose que la partie postérieure de l'animal, et que sa base correspond à l’extrémité antérieure ou céphalique du Mollusque. Le Gastéropode marche donc en réalité la tête en bas et le corps vertical. Pour continuer cette restauration, il suflit de ramener la tête et le pied dans le prolongement du corps comme le fait l'animal luimême quand il rentre dans sa coquille : les deux moitiés de la sole ventrale se rapprochent de plus en plus l’une de l’autre ; le pied se replie vers la tête, et, dans sa position de repos, il n'apparaît plus que comme un prolongement de la face inférieure de celle-ci. » Le pied doit donc être considéré comme un appendice céphalique ; la même conclusion s’imposera à nous quand nous aurons étudié les Ptéropodes et les Céphalopodes.

6° Opercule

Nous avons déjà signalé la présence chez beaucoup de Prosobranches d’un organe particulier situé sur la face postérieure et dorsale du pied lorsque l'animal rampe. Cet opercule, lorsque l'animal se contracte pour rentrer dans sa coquille, vient se placer exactement sur la bouche de celleci qu'il obstrue complètement. Il est tantôt corné, tantôt calcaire comme la coquille. Sa forme est très variée : il peut être aplati et garni d’une légère spirale régulière (Trochus) ou irrégulière (Littorina, Nerita), d’un cône allongé parcouru dans toute sa longueur par une bande spiralée (Torinia), d'une lame irrégulière (Septaria), etc. (fig. 151).

L'opercule apparaît de très bonne heure chez l'embryon, et un certain nombre de types qui en sont dépourvus à l’état adulte en possèdent pendant la période embryonnaire et pendant le jeune âge.

Ses connexions, sa structure et ses homologies ont été étudiées par F. Houssay !.

Il est porté par un labre situé à la partie postérieure du pied (disque operculigène) ; le disque est formé en partie par la terminaison du musele colu-

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