‹ Les monastères bénédictins d'ItalieChapitre 15 sur 79 · DANS UNE ABBAYE BENEDICTINE · texte numérisé non relu

DANS UNE ABBAYE BENEDICTINE

Paul Diacre, ce résumé où, supprimant les parties trop longues et les moins utiles, j'ai disposé les mois, les uns selon un art méthodique, les autres selon leur étymo- ' lojûe. Vous y trouverez surtout l'explication des termes concernant votre ville de Rome, c'est-à-dire les noms de ses portes, de ses voies, de ses places, de ses tribus, sus compter ce qui regarde les rites et les diverses coutumes des gentils. Les expressions habituelles aux pètes et aux historiens, et qu'ils ont employées le plus fréquemment dans leurs ouvrages, y sont également Années. Si votre esprit non moins ingénieux que perspicace veut bien ne pas repousser cet humble hom- ■agede ma faiblesse, par là je me sentirai encouragé à entreprendre pour l'a venir des travaux plus importants.» On sait quelle lumière et quel intérêt la correspondance de Charlemagne avec les savants moines répandus éans ses vastes États, a reçus d'un document épistolaire bravé dans la bibliothèque du monastère bénédictin de Saint-Arnould de Metz1. C'est une sorte de circulaire adressée à Baugulf, abbé de Fulde, et par laquelle le prince cherchait à relever de leur déchéance les lettres sacrées et profanes alors fort négligées dans les écoles Dynastiques. Comme on le voit par ce document, c'est binôme pensée qui, d'une extrémité à l'autre de la chrétienté, des montagnes de la Campanie aux forets de la Bavière, porte Charlcmagne à rallumer au sein des > doilres le feu sacré de l'étude, et à s'associer pour celte ■ •livre éminemment sociale des esprits tels que Paul

1 b publication de cette letlre est due au père Sirmond. cl comme ta* Le Coiuie. l'auteur des Annales ecclésiastiques, avait prétendu Wle n'était pas adressée à l'abbé de Fulde, dom Mabillon crut devoir ^w cette assertion du savant oraloricn.

Diacre, Pierre de Pisc, Engilberl, Smaragde et Alcuin. Rien ne prouve mieux, au resle, l'unité de vues qui le dirigeait sous ce rapport, qu'un autre fait non moins significatif qui nous est révélé par sa correspondance avec le savant abbé de Saint-Martin de Tours. C'était en 801, et Alcuin, qui venait de terminer dans ce monastère la révision complète des textes de la Bible, crut devoir en adresser un exemplaire au prince qui était à la fois son souverain et son élève. Il luidisait dans la lettre d'envoi qu'après avoir longtemps cherché quel présent pourrait lui être le plus agréable, en ajoutant quelque chose à la richesse de son trésor, il n'en avait pas Ironie de plus digne de lui que la collection des livres dînai corrigés très-soigneusement. « Si le dévouement de nwo cœur, ajoutait-il en terminant, avait pu choisir quekpe objet qui fût mieux encore, je vous l'offrirais avech même zèle pour l'accroissement de votre glorieuse tetune1.» Peut-être cet exemplaire de la Bible, chefd'œuvre du travail intelligent d' Alcuin et de ses moi* nés, fut-il placé dans la bibliothèque impériale à côté de l'Homéliaire de Paul Diacre, et chacun de ces maro> scrits y fut comme un monument de la sollicitude éclairée de Charlemagne, et de l'ardeur que les religieux, ses coopéraleurs, apportaient 5 servir ses inte* tions*.

• Alcuin, Epist. TU. i. Êp. 103.

* Les œuvres de Paul Diacre ont été publiées à différentes « . et insérées, pour la plupart, en divers recueils : !• U Historid màcdk, imprimée pour la première fois à Rome, en 1 171, a été donnée par Mnratori en tôie de la collection Rerum Italie. Scriptores; 2# L'ouTrage Jfc Gestis Ijongobartlorum libri sex a paru dans le même recueil, ■?*& avoir été publié par Vulcanius à la suite de l'histoire des Gotha M Jornandès ; 3° dans les Preuve* de son Histoire de ï/>rrm*e* ** Calmet a inséré le Gesta episcoporum Meten*i*m; 4» fAVkde*&

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