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e diocèse d'Angers, qu'Eveillon a été amené à composer son Traité des excommunications et moniloires : .@ A y long-temps, dit-il dans son. « Avis aux lecteurs », qu'il m'a semblé voir quelque défaut notable en la pratique des Exeommunications et Monitoires qui se publient ordinaipprent dans les Paroissses... scavoir est de l'effet des Aggraves qui s'ajoutent ordinairement après les Monitoires et sentence d'Excommunication. »
Dans les diocèses où l’excommunication devait être fulminée par un acte postérieur, la pratique des aggraves et réoggraves était confuse, Cette confusion venait de ce que les différentes aggravations avaient perdu, au xvin° siècle, leur signification ancienne.
En principe, les différents degrés d’aggravation faisaient l’objet de publications successives. On fulminait l'excommunication annoncée dans le monitoire et on déclarait que si, dans tel délai, les témoins excommuniés ne venaient pas à révélation, on procéderait contre eux à la publication de l’aggrave ; ce délai expiré, on fulminait l’aggrave et on annonçait à nouveau que Si, dans un second délai, les témoins demeuraïent contumaces, on fulminerait le réaggrave.
Mais rares étaient les diocèses où cette procédure était régulièrement observée. M. Lacrocq rapporte, dans sa brochure, les différentes pièces d’une procédure moni-
toire particulièrement régulière (1).
(x) Une procédure de monitoire au xviu® siècle. Limoges, 1918.
Souvent dans la pratique on réunissait dans un seul et.
même acte la fulmination de l’excommunication, lag-
grave et le réaggrave. On fulminait l’excommunication
et on ajoutait que Si dés tel délai les témoins n ne venaient.
pas à révélation, ilS seraient aggTAVÉS ipso facto; que s’ils demeuraient côntumaces encore pendant tél autre délai ils seraient de même réaggravés. On usait ainsi d'une excommunication aggravée, opérant ipso facto, alors que Fexcommunication première était une excommunication
comminatoire; d’où un nouvel élément de confusion.
Gibert : rapporte comme habituelle la formule suivante:
« Nous les excommunions en laquelle sentence d’ excuIn-
munication ù ‘ils croupissent l’espace de six jours par ces
présentes nous les aggravons et au cas que par six autres :
jours immédiatement suivants ils demeurent d’un cœur endurci et cbstiné (ce qu’à Dieu ne plaise) en ces dites sentences d’excommunication et aggrave, par ces présentes nous les réaggravons et vous mandons de notre part et autorité de lès dénoncer publiquement ès prônes de vos Eglises. » (x). ;
Et dans la plupart des diocèses, c’est cette forme irrégulière que l’on suivait. M. fluot (2) rapporte un monitoire décerné à Verdun en 1750, pour avoir révélation de l'assassinat d’un garde forestier et, qui porte en tête « Sentence d’excommunication, aggravement, réaggravement et fulmination ». Après avoir exposé les faits, l'acte ajoute « .… po
. pour ce est-il que nous les excommu-
(1) Gibert, op. cit., p. 3717.
(a) Op. cit, 2h
pars)