FEU
-.« De la partie de Jean carré marchand de laines demeurant à orléans au portereau du coq paroisse de Saint- Marceau Nous a été exposé que des gens mal intenuonnés À son égard ont attiré en leur maison Marie Anne Bournaneau sa femme avec laquelle il a été joini par mariage il y a plus de dix ans que le six octobre dernier elle Lauroit quitté et abbandonné et auroit emporté de .chez luy une somme de cinq mille dix livres seavoir qua- .tre mille deux cent livres qu'il avait amassés pour payer -ce qu'il peut devoir dans son négoce ou autrement et huit cent dix livres laquelle somme de son consentement re-
eue (1) d’un marchand de laines de cette ville laquelle
Jit une couverture de lit neuve quatre gobelets d'argent ‘quatre chenets de foyer toutte la batterie et vaisselle d’étain qu'ils avoient touts les habits et linges tant à lu- .sage du dit Carré qu'à son propre usage ainsy que ses babits linges bagues et joyaux et autres effets ce qui s’est pratiqué pendant que le présent (!) étoit absent pour son négoce, à son retour ledit Carré a été informé qu'elle étoit relirée avec tous ses deniers et effets chez les mêmes personnes qui la retiennent à présent en leur maison et auxquelles elle a remis tous les deniers et effets cy dessus énoncés pour raison desquels faits et preuves il a rendu
sa plainte à Monsieur le Lieutenant Criminel d’orléans... »
(1) Celle somme avait été encaissée par la femme pour le compte de
son mari.