‹ Les monnaies antiques de l'ItalieChapitre 9 sur 362 · Voyez H. de la Tour, AUat, pi. il, no · texte numérisé non relu

Voyez H. de la Tour, AUat, pi. il, no

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V. — Depuis longtemps on a connaissance de deux monnaies d*or, Tune avec Tindice XX = 20 (4 gp. 67), l'autre avec A = 5 (1 gr. 15), qui semblent avoir été frappées en Étrurie ou dans le nord de l'Italie, pendant la seconde moitié du iv* siècle. On a proposé d'attribuer ces monnaies à Felsina (Bononia) et à Volsinii (Bolsena) ; elles ont, Tune (1) l'inscription Ifl Afl C^3^ (Velzpapi) que Garrucci transcrit d'une manière erronée : IHflMC^SR (Felznani) et l'autre V243=|. Le poids unitaire est de 0 gr. 233. M. Head (2) croit que vers le milieu du iv® siècle le rapport légal de l'or à l'argent, troublé par la richesse des mines découvertes en Macédoine, sous le règne de Philippe II, a été presque partout, subitement, abaissé de 1 : 15 à 1 : 12; Mommsen (3), au contraire, est d'avis que ce rapport, en Sicile, a été légalement maintenu de 1 : 15. Je doute que les monnaies avec les inscriptions Velzpapiei Velsu soient antérieures à 350 av. J.-C; dans tous les cas elles semblent indiquer un rapport de 1 : 16, et 0 gr. 2335 d'or équivalent à 3 gr. 70 d'argent, soit un denier étrusque de poids réduit, une drachme campanienne, et dès 350 av. J.-C. environ une drachme massaliote.

Si ces monnaies sont étrusques, cette orientation vers le système campanieu peut s'expliquer aisément, les marchés étrusques ayant

1. Elle a été publiée pour la première fois par Friediftnder {Beilr., pi. V, n^ 3). M. Deecke (o. c.) doute de son authenticité, puis, se ravisant, expliqua Tinscription comme nom d'homme : prénom (Vel), prénom paternel (z) et nom (Papi). KlQgmann, Bull. InslilvlOy 1877, reproche à Deecke les doutes émis sur cette pièce. Bt. Soutzo, 0. c, p. 57, propose de la « restituer à la Campanie ». Friediftnder, Zeilschr, f. Num.^ 1817, rapproche Tinscription de cette pièce des légendes inscrites sur des imitations des drachmes massaliotes. Deecke observe que la forme du p n*est pas étrusque, mais pluti)t osque ; il y a pourtant en Étrurie une forme de p arrondi qui s'en rapproche un peu. L'autre monnaie est connue depuis le commencement du siècle dernier. Lenormant, L. Sambon, Poole, Head, Garrucci, Hill tiennent ces monnaies pour authentiques . La petite ne semble avoir aucun rapport avec le statëre au chiffre XX; elle est d'un dessin maigre, presque sans relief; tous les exemplaires que j'ai examinés proviennent du même coin ; Tor est d'un alliage différent de celui du sta< tère. cvidemment IflAflI^^S^ et V8^3rl ne peuvent pas désigner la même chose.

2. Syracuse, Num. Chi'on,, 1874. Voyez aussi à ce propos Hultscb, Griech, und rôm. MeirologiSi Berlin, et G. J. Bill, A Handbook of gretk and roman coins f Londres, 1899.

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