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Catalogue de Berlin, pi. VI, no

5. Plusieurs monnaies de style rude, frappées par les Samnites ont été attribuées à une époque antérieure h 400, tandis qu'elles appartiennent k la moitié du iv« siècle et même jusqu'à 340.

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la Victoire et accompagné de l'inscription : TA YKI fil (comparer à rinscription OA YM PI sur une monnaie de frappe napolitaine) et d'une inscription défigurée du nom ethnique. Nous en reparlerons à propos de Tatelier de Nola.

J'ai dit que le trouble artistique produit à Neapolis par Tingérence Samnite n'avait pas duré longtemps, et en effet nous voyons reparaître bientôt des coins d'un art exquis. On trouvera aux n" 363, 364 et 365 de la troisième planche quelques exemples d'évolution du type à la tète féminine de style purement hellénique qui prennent place parmi les plus gracieuses monnaies de la première moitié du iv« siècle. Vers 350, nous voyons apparaître sur ces monnaies des initiales, soit de graveurs, soit de maîtres de la Monnaie : r» 0> E- La. lettre f se trouve également sur des mqnnaies d'Hyrinaet de Fensernia, de dessin presque analogue, la lettre O sur des émissions contemporaines de Nola. Il y avait donc encore des rapports étroits entre Tatelier monétaire de Neapolis et ceux des populations sabelliques de la Gampanie.

Pendant la seconde moitié dû iv« siècle, Naples frappait de nombreuses monnaies qui nous indiquent l'importance de ses relations commerciales avec Tarente. Nous trouvons d'abord des oboles (n»' 427-434) ayant d'un côté une tête d'Apollon ou une tète virile au col massif, les cheveux courts (Hercule?) et au revers Hercule agenouillé étouffant le lion. On sait que les oboles à ce type, inaugurées par Tarente et Héraclée après 380 av. J.-C, furent frappées pendant un laps de temps assez considérable et en très grande quantité et qu'elles prirent le caractère de monnaies fédérales des villes helléniques de l'Italie du sud, leur type étant Tépisème d'Héraclée, siège du conseil fédéral des Hellènes.

Les monnaies napolitaines à ce type sont pourtant peu nombreuses et quelquefois elles sont de style médiocre ou même barbare; elles ont les lettres suivantes, probablement initiales des maîtres du monnayage : O, AY? API ou APT- Leur frappe ne peut être antérieure à 340-330 av. J.-C. Mais la monnaie la plus intéressante de cette période est certainement un didrachme (n* 396) de la Coll. Santangelo (Musée de Naples), ayant d'un côté la tête d'Apollon et l'inscription NEOPO; de l'autre Vhippokonliste lançant une javeline, type si fréquent sur les monnaies tarentines depuis l'époque de l'arrivée du roi Spartiate Archidamos,

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c|est-à-dire peu avant 338. Il est donc probable que cette monnaie a été frappée vers 330-32& pour marquer Talliance entre Naples et Tarente.

A la fin du iv* siècle doivent être attribuées quelques rares oboles dont les types font allusion aux cultes en honneur : sur l'une d'elles (n* 422) nous voyons une tète juvénile de fleuve entourée de son nom, ^EPEIOO^ (S^zeiOoç — Sebethus) et, au revers, une figure féminine ailée assise près d'une source, sur une hydrie renversée. On a rapproché la figure du revers de la Nympha Sebethis de Virgile (Aen. VII, 735); mais selon Garrucci elle peut tout aussi bien représenter la nymphe Parthénope. Cette figure a été copiée sur celle des monnaies de Terina.

Une deuxième monnaie nous montre la tête laurée d'Apollon et au revers la tète du taureau androcéphale, ornée de bandelettes. Ce type a été imité de celui des monnaies de TAcarnanie (1).

Personne n'ignore la dissertation d'Eckhel : De tauro cum fade humana^ dans laquelle, se basant sur un passage de Macrobe, il proposait de voir dans ce symbole Bacchus Hébon, riicifavéoraTôç Ôeiç des Napolitains. Cette conjecture, acceptée par L. Sambon, Head et quelques autres, fut combattue par Minervini (2), de Luynes, Millingen, de Witte, de Longpérier (3), Garrucci, qui voyaient dans le taureau androcéphale des monnaies napolitaines une représentation de fleuve et surtout de l'AchéloQs (4).

II est difficile de nier l'importance du culte de TAchéloûs à Naples, et les rapports avec l'Acarnanie constatés par la ressemblance des deux monnaies que je viens de citer, nous montrent que ce culte devait être en honneur vers le milieu du iv* siècle. Mais d'un autre côté il est possible que les Napolitains, donnant un caractère local à cette image, aient perdu de vue Tidée première qu'elle recelait et qu'à la fin du iv« siècle ils l'aient assimilée à celle de Bacchus Hébon. Macrobe nous dit que le culte de ce dieu avait au iv« siècle une très grande importance, et l'abondance

1. Imhoof-Blumer, Dis Mûnzen Akamaniens, p. 14, pi. I| 20, 21, 22.

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