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osque (Palaepolitani). Mais cette population osque de Neapoiis s'était graduellement transformée. Grecs et mixobarbari étaient également désireux de voir cesser Tingérence militaire des nouvelles tribus Samnites établies à Nola et de s'assurer une paix avantageuse avec la puissante Rome, dont le nom était déjà redoutable en Campanie. Voilà comment je m'explique les événements antérieurs au célèbre foedus Neapolitanurriy qui effectivement assura aux Napolitains des privilèges importants et leur permit de donner un grand développement (1) à leur commerce que les troubles causés par la lutte entre Rome et les Samnites avaient paralysé en faveur de celui de Tarente ou de Marseille.
Vers ]a fin du iv» siècle, Syracuse, après une assez longue période de déchéance, s'était relevée et était parvenue à un haut degré de puissance sous le gouvernement d'Agathocle ; les relations commerciales entre cette ville et Naples devinrent dès lorS plus étroites, et nous trouvons sur la monnaie napolitaine des indices de ce rapprochement. Déjà avant cette époque une nombreuse série de didrachmes (n*»» 455 à 459) à l'inscription NEOPOAI- TH2 0UNE0P0AITON, ayant entre autres noms de magistrats, le nom grec 'OXûiJim(ou) ou le nom osque grécisé OuiXX(ou (•= VUlius), nous montre une jolie tête féminine, à la chevelure capricieusement bouclée^ parée de bijoux et entourée de dauphins, qui fait tout de suite penser aux monnaies du graveur syracusain Evainète et aux nombreuses reproductions qui en furent faites en Sicile et ailleurs jusqu'au commencement du m* siècle. Il est utile de rappeler à ce sujet que les orfèvres tarentins, et même les potiers campaniens du m' siècle, ajoutaient au charme de leurs jolies coupes d'argent ou de terre en reproduisant au centre l'empreinte des monnaies syracusaines d'Evainète (2). Pendant les dernières années du iv« siècle ou les premières du m«, on frappa à Naples de petites monnaies d'argent de la valeur d'un triobole
1. Dès lors rÉtrurie, le Latium, le Samnium, TApulie deviDrent tributaires du commerce napolitain. Naples n*ayait peut-être jamais joui d'une indépendance absolue; d'abord sous le joug de Cumes, elle fut ensuite obligée de senrir les intérêts de Syracuse ou d'Athènes ; peu après 400 elle dut livrer la citadelle de Palaepolis aux Samnites et leur accorder une part dans le gouvernement de la ville. Les Romains, avant même de marcher contre Naples, en 327, s'étaient probablement assuré le concours de Cha> rilaUs.