‹ Les monnaies antiques de l'ItalieChapitre 147 sur 362 · Voyez A. Evans, Syracusan « Medallions », p. 114 sq · texte numérisé non relu

Voyez A. Evans, Syracusan « Medallions », p. 114 sq

(poids maximum 1 gr. 80) pouvant s'échaoger facilement contre deux litrae siciliennes, et avec Tintention manifeste d'établir un rapport facile avec le numéraire sicilien. Head place ces monnaies avant 340 ; mais elles ont une grande analogie avec des pièces syracusaines frappées au point culminant de la puissance d'Agathocle, à tel point que, longtemps, on les a considérées comme syracusaines.

On en connaît deux types :

1) Tête d'Apollon; devant, NEOPOAITflN. ^ Coq; dans le champ, une étoile ou X (n** 553).

2) Tête d'Apollon; devant, quelquefois, NEOnOAITHN. ^ Bige au galop; dans le champ, quelquefois, le symbole de la triquètre; à l'exergue AI ou XA ou PAK (n"*' 554 à 559). Ces monnaies sont restées en circulation très longtemps — celles au type du coq surtout — car presque tous les exemplaires qu'on a trouvés jusqu'ici sont fortement usés.

Après 280 le dessin des monnaies napolitaines commence à perdre de son charme. Nous assistons aussi à une modification dans le type, la tête de la Nymphe étant toujours tournée à gauche sur les didrachmes. Les premières émissions à ce type portent les noms suivants : TNAIOY (osque) ; EY — AOY (osque) ; EYZ — TAP — EPI. L'ethnique NEOPOAITUN est quelquefois inscrit sur une large base saillante, sous le taureau androcéphale. C'est à ce moment que font leur apparition les premières monnaies campano-tarantines, destinées à avoir cours dans le Samnium et dans l'Apulie, et il est intéressant de constater que ces premières émissions portent les sigles EY comme leurs modèles napolitains (1). Vers 270-250 — même plus tard — ont été frappées en très grand nombre des monnaies d'argent ayant derrière la tète (toujours à gauche) un symbole, et, au revers, sous le taureau, une ou deux lettres initiales du maître fermier du monnayage napolitain. On trouve les sigles Ey Bl> IZ» A- Les pièces àlasigle IZ sont les plus abondantes. Nous verrons, en étudiant les monnaies de bronze, le rôle important de ce monnayeur IZ.... Quelques-unes de ces

1. Ëvans {The « Horsemen » of Tarentum, p. 170 et 171) pense que les premières émissions campano-tarantines eurent lien quelques années avant l'expédition de Pyrrhus ; mais que Ton continua la frappe de ces monnaies fongtemps après.

pièces — spécialement celles à la sigle Bl — sont d'assez joli dessin; d*autres, au contraire, de dessin très sommaire; toutes attestent un art appauvri et dérivent d*un modèle stylisé.

A la même époque on voit la première drachme. On en con* natt avec les sigles, Bl, II» A; quelques-unes, à la sigle |1, au lieu d'un symbole derrière la tète, ont, comme les monnaies de bronze contemporaines, les lettres consécutives de l'alphabet, servant à désigner Tordre des émissions (1). Mommsen fait cesser brusquemment le monnayage d'argent de Neapolis à l'année 268. Evans (2) a déjà fait remarquer que cette brusque cessation n'est pas vraisemblable. Il est probable que Naples a continué a frapper des monnaies d'argent jusqu'à Tan 250 et même jusqu'à la conclusion de la première guerre punique (vers 241 av. J.-C).

1. Head (Hist. Num., p. 33) mot i apparilion de la drachme avant 3i0 : « To the second (400-340) and third (340-268) pcriods belong atso the drachms weighing 59-48 grs, with inscr, NEOPOAITHI and NEOPOAITflN ».

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