‹ Les monnaies antiques de l'ItalieChapitre 264 sur 362 · Consid,, p · texte numérisé non relu

Consid,, p

3. Annali di Num, de Fiorelli, I. — Raoul-Rochette lisait KAMPANO pour

génitif pluriel d'un nom osquegrécisé, ainsi que daus AOYKA'. NOM,, et ^l le rapprochait du génitif pluriel ROMANOM; mais il semble que la dernière lettre soit un ligma couohé; nous trouvons encore le nominatif neutre sous sa forme purement hellénique dans l'inscription Ka[JL7uaviv (sou& entendu, àpY^piov), longuement contestée, mais aujourd'hui indiscutablement établie parnin exemplaire à P. D, C. de la Coll. Maddalena (PI. lV,.no 1). Nous ayons vu également sur les monnaies de Gumes, KYMAlOi et KYMAION, et nous trouverons fréquemment, sur des monnaie^ de Nola de]a même époque, NflAAIOi. NflAAION et NnAAIfiN. Sur quelques exemplaires on îit J-OV^A'ÎMAH^TIflT'èmpTaçâiiïîé" son guttural >| ; sur d'autres, KAr*PANb-M» efifet d'une assimilation assez fréquente (1).

Les didrachmes à la légende KAMPANOZ sont d'un très joli dessin; leur frappe n'a pas dû durer beaucoup d'années; mais ils semblent avoir été longtemps en circulation, car ils se trouvent presque toujours en mauvais état.

On a tout lieu de croire que ce monnayage fait allusion à une première confédération Samnite. De là serait venu le nom de Campanie comme désignation de toute la région. Aussi les mercenaires osques partis de Gapoue en 412 av. J.-C. pour la Sicile, auraient-ils pris, après Toccupation d'Ëntella, d'Aetna, d'Alaesa, de Nacona et d'autres villes siciliennes, le nom de KaiJ.:cavot(2). Diodore de Sicile(3) nous dit que le nom des Campaniens \ena.ii de la fertilité du pays qu'ils occupaient ; il serait donc tiré du radical campus appartenant à la langue des Osques et des Latins ; peutêtre aurait-il servi à désigner la région conquise par les envahisseurs : les peuples de la plaine. Quelques auteurs se basent sur ces monnaies pour supposer que Gapoue existait déjà avant l'oc-

KAMPANOr (sousentendu, AHMOY), comme RECINO et MESSANO; mais il aYait tort de séparer le M do KAMPANO* i. cfr. AAPPAION et AAMPAIfîN.

2. Head, Hisloria numorum, p. 104, 119 et 139* — G. F. Hill, Coins of ancienl Sicily, p. 182.

3. 'Aicb TYi; àpsn); toO itXvjffîov xeeiilvou icsdiov. Le même auteur dit que le peuple campanien commença à avoir un nom et une organisation propre dès Tan de Rome 309 (445 a?. J.-C.) : xaxoc piàv ttjv 'IraXtav xh lOvoç tôv Ka(iicavfi>v frjwiTtri (L. XI!, 31).

cupaiion des SamDites, non loin de la ville étrusque de VuUurnum, sous le nom de Ka(iiica(l); mais nous avons vu que rien n'autorise l'attribution des monnaies inscrites KAMPANOM, à Capoue. Cette attribution aurait entraîné une conclusion très importante pour Thistoire de la Campanie au v* s. av. J.-C, ainsi résumée par Raoul-Rocliette : Les Campaniens formaient une ttation^ un état politique^ dont Capoue était la ville principale. Je m^efforceraî de démontrer que le siège principal des Samnites- Campaniens fut d'abord k Cumes^ ensuite ài Nola.

1. Garracci, 0. C, p. 87. KlaoMo {ASneat und die Penaten, t. H, p. 1114, 2244 c) a fait remarquer qa^il y aTait une Campanie dans l*£pire (cfr. Yarro, apud Sera, ad Virgil. An. III, 334; Etym. M. ▼. Kà(iico;).

MONNAIES A U LÉGENDE KAMPANOI 289

MONNAIES D'ARGENT

a) Tête de Pallas (vers 400—380 av. J.-C).

765. — Tête de Pallas à droile, coiffée d'un casque athénien à aigrette et orné d*une couronne d*olivier (branche à deux pousses) ; quelquefois, sous la tête, Ni^ Taureau androcéphale marchant lentement vers la droite; devant lui, un oiseau des marais à dr. Base à double ligne. Au-dessus du taureau, OMAIMAH; dessous, M {sigma couché, terminaison de la légende).

Didrachme phocéen. jR*-* */2 (PI. IV). 50—150.

C. de France, 7 gr. 55. — C. de Londres, 7 gr. 08. — G. de Berlin (5), 7 gr. 34. — C. de Florence, 7 gr. 40. — C. de Naples (Coll. Santangelo, avec N sous le cou, 610 et 611), 7 gr. 47. — Cl de Milan (0>^AnMAl) C», 5 gr. 97. - Coll. Lôbbecke, 7 gr. 10. — C. de Berlin (4). 7 gr. 30. — Carelll (Aveilino, p. 17, n» 1), 7 gr. 33. — Dressel, Cat. Berlitiy \U, 1, fait observer que la première lettre de la légende du no 4 de ce catalogue, qui a été interprétée comme un K» semble retouchée au burin ; ce pourrait être un H transformé en >!•

766. — Tète de Pallas à droite, semblable à celle du numéro précédent; quelquefois, sTous la tète, A-

i^ Taureau androcéphale marchant lentement vers la dr. ;

au-dessus, KAPPAMO ; devant, M ; dessous, un oiseau des

marais. Base à double ligne, Didrachme phocéen. JR*-* *'*. 50—150.

C. de Berlif] (3), 7 g. 23. — C. de Naples (766) et Coll. Santangelo (MM),lgr. 40;7 gr. 55; 7gr. 10; 7 gr. 07. — a de France G», 6gr. 80. — C. de Londres, 7 gr. 28. — Coll. Maddalena* (refrappé sor une monnaie de Cumes; »ou8 la tète, A)» 7 gr. 30. — Coll. Philipsen (sous la tète, A). — Friedlftnder (Osk, MUnzen, pi. V, 3) donne d'après Pellerin (Additions, p. 18) an dessin fautif de cette pièce, avec un pégase sur le casque}.

767. — Tête dé Pallas à dr., semblable à celles des n*»« 765 et 766. i^ Taureau androcéphale marchaat lentement vers la dr. ; audessus, iOMAn>IA(«c).

Didrachme phocéen, R.*-* */2. 100—150. .

G. de Munich, 7 gr. 15. AvelHno {Op,, I, p. 151) et Gayedoni ont lu sur cette moonaie la légende ^O^AAIflA? de là Tattribution erronée à Arpi.

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