LES DÉC A DRACHMES
eût été frappée |K>ur la première Ibis, soit lorsque les citoyens se partageaient le revenu tles mines, si toutefois ce partage eut jamais lieu, soit lorsqu'on voulut rappeler le souvenir «lu généreux sacrifice qu'ils firent à l'Ktat.
Cependant les décadrachmes qui ont été découverts jusqu'à ce jour ne remontent point jusqu’à Thémistocle; ils sont de ce grand style qui a voulu retenir les beautés propres à l'archaïsme, et «|ui me semble appartenir par excellence à l’art monétaire sous Périclès. Alors, en effet, l’opistliodomc du Parthénon était rempli d’argent en lingots, en même temps que le tribut payé par les alliés y réunissait des amas d’argent considérables (t). f.e dt1cadraehme était une division d'une grande importance, commode, parer qu'elle correspondait au demi-statère d'or. Comme les Athéniens ne fabriquèrent que très-peu d'or, surtout au siècle de Périclès, parce que le rapport de l'or à l’argent était alors de t à ta ou à 1 3, le demi-statère d'or se trouvait remplacé par le déeadrachme d’argent. Pour le payement des sommes importantes, ces grosses pièces offraient plus de facilité, pour la fabrication, plus d'économie. Nous voyons, en effet , «lans les OEconomit/ues du Pseudo- Aristote, que la mesure de blé coûtait en Kgypte, au temps «l’Alexandre, un déeadrachme { a). la* mot existe «lans les manuscrits, mais on avait corrigé le texte primitif de fa«;on à lire que le blé coûtait dix drachmes. Pollux rapporte qu’il existait des pentédrachmes ou pièces de cinq drachmes, non pas à Athènes, mais seulement à Cyrène (3). fa* commerce des Athéniens avec la Cyrénaïque était très-étendu, et le silphinm n'était pas la seule denrée d’expoi'tation qui enrichit Cyrène. l<c pentédraehine, égal au quart de statère d’or ( TîTipm ), était en corrélation parfaite avec le déeadrachme, et les comptes n’en étaient que plus aisés. Du reste, on ne peut mampier d'être frappé de l’existence des divisions «piinaires dans la monnaie attique , non-seulement pour les pièces destinées au commerce extérieur, telles que le déeadrachme d’argent et le «piart de statère d’or équivalant au pentédrachmc de Cyrène, mais pour les pièces en circulation dans le pays et à Athènes, telles que le pent<;chalkon et le pent«>lx>le. Ce déeadrachme fut adopté par Alexandre, qui, pour supplanter Athènes, mit ses monnaies sur le pied attiqui'.
f Mc-mi’ apres U drêastreusa guerre du Pcloponese , on restitua aux trésorier* de Minerve 3,000 talents d'ar genl (ttockh, S(aatsJi. drr Afh.. Beilagen, p. il) qu'il* avaient avancés. Ou les paya en argent monnayé.
(2) Toi $i «Htou ituXo'j|uveo i. rt, ywfa $ixa£pijyxov ,
et non point îixz ;§ XXXIII, êd. Scltneid )
(3) IX, CO. Cf- F.ckbel, hnrtrma .\umonm vtltrvm. Prolegomena, p. uni.
LKS M 0 N NA I K S D’ATHÊNKB.
Il n’en fit frapper que très-peu, car on n’en connaît encore qu'un seul exemplaire (■).
Le poids normal du décadrachme est de }3 grammes; mais, le frai étant proportionné à l'étendue de la surface, on ne doit pas s'étonner de ne trouver parfois que 4 a grammes.
(I) Muller , yumismatéçur tf.4 lexandrr le Grand , pluches, n e«9.