I.A DRACHME ET SES DIVISIONS
Ix- didracbmc tomba peu à peu eu désuétude ; il ne pouvait soutenir, à l’extérieur, la concurrence des didrarhmes éginétiques, plus |>esants. A l'intérieur, les petites divisions étaient seules nécessaires, surtout à une époque où l’argent avait une grande valeur. De là, ce mot de Pollux : « Le didrachme était l'ancienne monnaie d'Alhèncs(i).»De là, l’extrême rareté des didrachnies. Ou en connaît toutefois, et je fais reproduire plus Iras l'exemplaire du Cabinet de Paris. M. I.eake peuse(a) même qu'il y eut un jour une convention monétaire entre Athènes et Corinthe, Corinthe se réservant de frapper surtout des didrachnies, Athènes îles tétradraehmes, sans que chacune des deux villes se trouvât exposée à lutter sur les marchés de la Grèce et de l’étranger. Parmi les petites divisions, les plus archaïques où parait la tête de Minerve ne sont pas moins rares que les monnaies des Pisistratides ; encore n’est-on pas assuré de les bien attribuer toutes à Athènes : il en est qui commandent la réserve (3). La plus curieuse, sans contredit, est un triliémiohole pesant <)R
(I itoomox/ican, IX, ftO.
(2) Numiamatic Cromrlr , Wetçhis «/ (Iretk «im, p. H2 Celte idée ingénicut-c aurait besoin de preuve*.
(.T Ainsi je ne saurais attribuer a Atbcflcsdeui pièces du Cabinet de Paris. Toutes les deux semblent aioir un
earre créai partage par deux lignes diagonales .assez semblable au carré creux d'Alheur» ; mais les revers
sont fruste» et sans lettres. La première offre une tête que l'on peut croire ra*qiiée, et où l'on reconnaîtra «an» trop de i iolcncc une Minerve. Mais la fabrique et le style ne paraissent point attiqur*. Le poids est de |,M, ce qui est a sv z loin du dioholc, puisqu'il doit peser 1,44. La arconde pitre n'a plus le type de Minerve, mais une tête barbue. Faut-il y voir l'Apollon l’alroùs, barbu et traité A la façon arrhaique,1 Je préférerais me souvenir de ce singulier passage de Pollux (IX , «3) où il prétend que le diobolcaiait la têtu de Jupiter et la chouette. Jusqu'ici les monnaie* d'Ath* nés contredisent formellement le témoignage de Pollux : cette pièce en serait-elle une confirmation partielle? Jupiter , auquel Cécrops avait élevé le premier autel dans l'Acropole d'Athènes miu« le nom de Suprême, était une des trois grandes divinités nationale* de* Athéniens: à titre de Poitou, H peut ligure r sur b-s monnaies, et nous l'y truuveroas aux épi hj uc* posté rieurc*. L’absence de Minerve et de sa chouette n'en est pas moins trrs-gravc ; le poids ajoute une raison nouvelle de douter ; il est de 0,90 eentigr. , ce qui est beaucoup plus loin du Uihémioitole attique (1,08 que de lobole i-ginéliqtte. Je ne puis admettre dan* l.i numismatique d'Athene* ces monnaies que je crois prudent «le ne publier qu'en note. On pourrait les rapprocher de» monnaies de» lit» ou de la Tbrace.
LES MONNAIES D’ATHÉNfeS.
St
centigrammes , sur lequel Minerve est représentée trois fois. Dans le carre creux, elle est seule, casquée, avec la légende AO E derrière son casque; sur la face, elle est double, avec deux visages réunis à la façon du Janus. A ce type se rattachent naturellement un tétrobole, publié déjà par Taylor Combe (i), et qui existe deux fois au musée de Glaseow, et un triobole que possède M. de Prokesch (a). Ils portent sur la face une tète rasquée de Minerve, et au revers, dans le carré creux, une tète dont les cheveux sont réunis en catogan; seulement le tétrobole est plus ancien, la tête du revers est tournée à gauche, et les lettres sont rétiogrades; le triolajle s'éloigne de l'archaïsme, et la tète du revers est tournée à droite.
J’ai lait graver en dernier lieu sur la planche la face d'un didrachme et d'une drachme d’ancien style, uniquement comme spécimens.
Je reviens à la double Minerve. M. de (xuigpérier l’a publiée dans la Revue numismatique (3), et y a reconnu le dualisme dont on trouve des exemples, non-seulement en Orient et en Etrurie, mais en Ortie. Une Minerve tue l'autre; Athéné tue Pallas (4), ou Iodama 15), ou Gorgone; de même
(1) Uuy.tr Hunier, pi. X, f. 17. J'ai reçu l'empreinte (3) Année 1143, p. 414. Cf. irchuolryurhe Zetlun.j. dune piéceoii U Minerve ressemble * un« tète de nègre: 1141, p. 199 rt pl. xuil.
mniltl piece a souffert, et il De faut point songer 4 U Mé* (4) Apollodorc, 11!, 11, 3. Pallas est aussi le pêne tie
dune libyenne. Minent* , tué par elle (Cf Real Afneyei. in V.)
(1) Inedita Memer .'xmmiiutg, pi. Il, t. 14. (4) Ëtym. msgo. in V. ’lvinis.