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chouettes, d’un autre côté, rappellent les tétroboles d’ancien style qui offraient la double Minerve, casquée sur la face, en cheveux sur le revers. J'ai déjà cité les savantes recherches de M. de Witte, et plus tard de M. Gerhard sur la double Minerve. La double chouette des monnaies d'Athènes, en même temps qu’elle est expliquée par ce dualisme féminin, en est une nouvelle confirmation. Je ne crois point nécessaire de parler des croissants après ce qui en a été dit plus liaut(l). Quant à la petite corbeille qui est le signe du trihémitartémorion, M. Italie l’appelle une ciste mystique (a); M. Arnetli, avant lui, croyait même voir un serpent sortir de la corbeille (3) ; c’était, à ses yeux, Ëriehthonius , l'homme-serpent, dont l’oùwïpai Sja; de l’Erechthéion resta le vivant symbole. Ce que M. Arnetli prend pour un serpent pourrait bien être l’anse du calathus. Si l'on consulte les statèresd'or d'Athènes, on verra, dans le champ à droite de la chouette, le même symbole; là l’ouverture de la corbeille est plus nette, et l'on ne peut songer à un serpent. M. de Prokesch (4), qui possède un autre exemplaire du trihémitartémorion, y voit un vase cylindrique sans couvercle qu'il tient pour une mesure d'huile. Sur les pièces ti'or, le calathus porte quelques
(I) Voy. p. 14 et p. 37, et Eckbel, D. N. Il, p. 109. (3) Jahrb. drr iMitrat., t. I.XXXII, Anzeiiublatt,
(1) Hellen. nvir., U, p. n. Dumenao, en publiant p. 31. Il existe un broute des temps postérieurs ou l'on cette petite division {Catalogue Allkr de Hauteroctu, voit le serpent et la corbeille mystique, p. 47) reconnaît le calathus (4) Mémoires de l'Académie de Berlin , 1444, p. 1 1.
ornements que l'on concevrait peu sur une mesure de liquides. Il est difficile de qualifier avec certitude une aussi |ietite figure. J'inclinerais plutôt à y reconnaître une corbeille, soit la corbeille dans laquelle Minerve rcnlenna Kriclitiionius lorsqu'elle le conlia aux tilles de Cécrops (i), soit la corbeille mystérieuse que les Errhéphores einjiortaient sur leur tète la veille des Panathénées (a), soit la corbeille de Minerve Ergané, qui figurait aux mystères d'Eleusis. Du reste, les inscriptions font mention de corbeilles dorées offertes à Minerve et déposées dans le Parthénon (3). Ces trois traditions se tiennent assurément par un lieu étroit : s'il faut opter, je penche vers la dernière interprétation. Mais plus on comparera les pièces d'or, d’argent et de bronze sur lesquelles ce petit symlxde est gravé, plus on y reconnaîtra le culatluis de Minerve.
Enfin je réunis dans une même planche deux drachmes et deux pentoboles quisout des pièces très-rares. I a*s deux drachmes sont d'ancien style, et cependant elles offrent des symboles accessoires sur le revers, qui paraîtront surtout sur les monnaies de nouveau style. Ces deux exemplaires, qui sont uniques, appartiennent au cabinet de Paris. La tête de Méduse n'a rien qui surprenne, après tout ce que nous avons dit dans les pages précédentes. Elle se retrouvera sur la série monétaire des temps postérieurs qui
a pour magistrats iNicétès et Dionysius. Le gouvernail sous les pieds de la chouette, tel que le présente la seconde drachme, réparait sur les pre-
(1) Cf. L'Acropole d'Alhrne*, I, p. 19. venturr* aident a préciser l’attribution des symbole*
(I) Cf. L'Acropole d' Athéna, U, p. 141. yrivéssur les monnaies d’Athtne*. en Dontnnl com
(J) Raogabc, Antiquité» Mimiques, 1. p. 123. Grsin- ment ils ont pu être consacré* » Miner?**