LA DRACHME ET SES DIVISIONS
miers tétradrachmes du nouveau style, nui ne portent encore que les monogrammes au lieu des noms développés des magistrats. Symbole de navigation, attribut de la Fortune et de la Providence ( Minerve était la Fortune d'Athènes, à titre de déesse éponyme ), le gouvernail prend naturellement place sur les monnaies attiques. Je me suis demandé s'il convenait de classer cette pièce avec les tétradrachmes plus récents, par cette considération que les drachmes et demi-drachmes n auraient point été jugées propres, dès le principe, à recevoir le type compliqué que la surface des tétradrachmes semblait seule comporter. Ce seraient alors des pièces de transition, appartenant à une série du nouveau style par les attributs et l'époque, appartenant a l'ancien style par le type. Dans tous les cas, cette drachme devait être dessinée parmi les monnaies d’ancien style. Mais, de plus, comme les séries de nouveau style que j'estime avoir été frappées les premières nous montrent déjà des drachmes dont les types sont conformes aux types des tétradrachmes, il est probable qu'on a adopté, dès le premier jour, un système unique et que Fou a renoncé sans retour aux anciens types. Seulement on avait Vu paraître, dans les dernières années de l'ancien système, des symboles précurseurs qui annonçaient le besoin de changement et le goût des nouveautés.
I.a meme remarque s’applique au pentobole avec l'aplustre que j’ai luit graver à la suite. L'aplustre se retrouve dans le champ auprès de la chouette sur une des premières séries avec monogrammes de la seconde époque; le pentobole n’en appartient |>as moins à l'ancien style. J'expliquerai l'aplustre en parlant de cette série. ■ . •
la chouette, de trois quarts avec les ailes demi-étendues ( i), au moment tut elle prend son vol et pousse son cri plaintif, est d’un caractère charmant. Ainsi figurée, elle parait la marque du pentobole au siècle d’Alexandre; car je la retrouve dans cette attitude sur six |>entoboles : j’en connais un à Athènes, et j’en ai l’empreinte; trois autres appartiennent à M. de Prokcseh, qui en a publié un dessin dans le Catalogue des monnaies inédites de sa collection (a), Déjà, du reste, il avait fait mention de cette ru-
(!) M. h riedUndrr renvoie au Mum* Monter (iê, 10), lu a enVoyéd’Albriie* une cmprriute de penlobolc ou et finit que lr pentoUde publié par M. de Prokesch pour l’A eut rutilé. mais oû .If* lettres B fl K sont renié** U première foi* dans l' Arr/iaoioçuchr Zritung parfaitement \wibles. D'autre part, une pièce du Mu*ee
p. 769 et la note; pourrait appartenir a Tarent*, le T de l'Erinflajir ttonue nettement l*A et le rt. ayant disparu et l'A atul suUûbtant. Mais M. Postolacca f?) Airrfif/t mttittr Samm/wiç, pl. Il, et p. Jf.
reté Hans le Journal archéologique de Berlin. Je trouve encore un exemplaire entre les mains du général Fox ; un sixième pentobole est au Musée de l’F.rmitage à Saint-Pétersbourg. Cette monnaie est, par excellence, une monnaie de transition ; elle est le lien de l’ancien et du nouveau style. L’amphore, qui sera désormais couchée sous les pieds de la chouette, apparaît ici dans le champ, auprès d’elle et debout ; tantôt elle est droite et plus renflée, tantôt elle est inclinée et plus longue. Je ne pouvais donc choisir une pièce plus digne de clore la série des monnaies d'argent qui furent frappées jusqu'à la mort d’Alexandre et jusqu'à la guerre lamiaque.