A MONNAIE D'OR
discussions métrologiqucs. il a montre surtout combien le poids des monnaies d’or d’ Athènes que nous possédons est de nature à justifier le témoignage des auteurs. I .es Grecs, et surtout les Athéniens, frappaient de l'or quand le rapport de l'argent à l’or était de 10 à i. S'il s'élevait plus liant, comme au temps d’Hérodote (l) ou de Xénophon (a), ils cessaient de frapper de l’or.
Je propose d’imaginer à plaisir nue monnaie d'or qui soitâ l'argent dans le rapport de i à 10; cette monnaie présentera des poids et des divisions correspondant dé telle sorte aux poids et aux divisions de l’argent qu’il suffira de multiplier chaque pièce d’argent par 10 pour égaler chaque pièce d'or. Ainsi le statère égalera en poids le didrachme (H,(io), qui, multiplié par io, donne vingt drachmes; le quart du statère égalera en poids la demi-drachme (a,i5), qui, multipliée par 10, donne cinq drachmes. 1,’obole d’or ou demi-hekté égalera en poids l'obole d'argent (0,7a); car dix oboles ou une drachme et quatre oboles sont la valeur de la demihekté. Par conséquent, la relation positive des poids sera l'indice et la garantie de la relation conventionnelle des métaux; en même temps, le système monétaire, au lieu de se compliquer, demeure simple, clair et toujours applicable.
Je réunis dans un tableau comparatif toutes les divisions de l'or qui sont nommées par les grammairiens anciens ou dans les inscriptions, et je les rapproche, par hypothèse, des divisions de l'argent.
Qiryvu* (3) ou suuére = te didraeltme multiplié par 10 et pese *.wi
Hëmtrhrysus ou 1/2 statère = la drachme x 10 et pèse 4.30
Tiers du statère ,ïpinv (4) = le lélrebole [tiers du didrartlQïe} X 10 2.88
Quart du statère (nrapm) (5) — la demi-drachme [quart du didrachme) X 10 2,15
Hekté (0), siiièmc partie du statère = le dlobùlc sitiemc partie du didrachme; X lu. 1,14
12 hckté I - l'nbeli' X 10 1,11
3/8 d'hekte «te tritemurinn X 10 / 0,54
1/4 d’hekté = t'hémiobote X 10 0,30
1 Sd*hekté= le tartètnoriun X to 0.18
Est-il besoin d’ajouter que le tritémorion, multiplié par 10, vaut ~ obo-
(»> III, 95. (4) H<*ychim, ia V. 'Kxnj,
i») AntUxm, I, 7. (s) tbid.
G)) Pollux. IX, 59. Anaiandride, mIoo lui. avait «ni- {«) Cf. Rtrckh, Sfaatsh. dtr ith., Bn'ancn, p. Ht, plojrt |« mot htmiehrytu*. $ 10, et 355, $ 77-
les 7, et le tartémorion, multiplié par 10, a oboles 7? Je n’ose supposer un trihémitartémorion en or correspondant au triliémitartémorion d'argent ou ■7; d’hekté (poids, o,a"), parce qu’il donne une fraction fausse. Multiplié par io, il donne d’obole ou une obole et j on a oboles moins un 7 tartémoriou. Il y avait tout avantage à supprimer une division qui ne se décuplait que difficilement ; d’ailleurs elle n’a point été encore constatée.
\ oilà donc un élalun idéal établi avec une corrélation rigoureuse des poids et des valeurs. Quel est maintenant le poids réel des pièces qui ont été retrouvées, quoique encore si rares?
Statère (2 exemplaires au Cabinet de Pans) 9,58
— (in exemplaire dan» la collection de M. le duc de Luynes 8,ftn
I 2 sût tore i au C-abinet de Paroi 4.32
— Pans la collection de 11. le duc de Lu y nés 4,29
I 4 de stalère (au Cabinet) 2,12
llekté (au Cabinet de Par.* et à Umdres) 1 ,36
— (à Turin) « 1,44
Hemihcktr ou obolr d'or (au Cabinet) .... 0.7fl
3.8 d'hekté ou lartcmorinn dor (an Cabinet, dans ma collection )- ■ 0,55
I /4 dlieklé ou deini-obole d’or (au Cabinet', 0.35
1 8 d’bekt# ou im quart d’oMe d'or (au (Cabinet) 0,17