‹ Les Monnaies d'AthènesChapitre 47 sur 114 · TROISIÈME SERIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME SERIE

Quatre exemplaire* dans la collection de fauteur; trois au Musée britannique Cf. Catalogue Thomas , p. 206, n° i5ia); deux au Cabinet de Gotha; deux à la Haye; un à Glascow ( Mus. Hunier. , pl. IX, n° aq); dans la collection Corazzi, à Cortone (Corsini, Fast. ait , II, p. 276); dans la collection du général fox, dans celle de M. Édouard Grasset, consul à Corfou.

L’O du second monogramme est placé plus bas et constitue une légère variante sur les exemplaires de Berlin, de Turin, de Copenhague, de la collection de M. de Pmkesch. M. La tu brus, marchand à Corfou, eu possède un semblable; j'en .11 vu deux récemment entre les mains de M. Hoffmann, marchand à Paris.

Un des deux tétradrachmes déjà mentionnés du Cabinet de Gotha offre des différences plus notables : on distingue les lettres TTP auprès de l'amphore.

Je li ai rien h dire de nouveau sur le trophée qui rattache si naturellement cette série à la série précédente. Elle daterait, selon les apparences, de l'an 'Jau. Alors Léosthène était mort en attaquant I^amia; Antiphilas, son successeur, avait dû lever le siège de la ville a l’approche de I donnât qui venait secourir Antipater: le découragement commençait a se glisser dans*

LKS SÉRIES A MONOGRAMMES.

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le cœur des Grecs. Il serait puéril toutefois de prêter un sens à la disparition d'un des trophées. L'explication est toute simple : on voulut faire de la place dans le champ à droite pour graver les monogrammes, gage de responsabilité qu'on avait supprimé dans un moment d’enthousiasme. Je ne dis rien de ces monogrammes, quoique dans le premier je retrouve, parmi plusieurs autres, le nom d'AZKAHTTlAAHZ , à condition que les lettres comptent plusieurs fois et se puissent renverser, i-e second monogramme semble donner les trois lettres AEO; mais j'écarte des conjectures vaines. Les poids varient selon la conservation : parmi mes quatre exemplaires, lemieux conservés me donnent i6,ao et i6,3o. En général, les pièces à monogrammes, ayant servi le plus longtemps, sont les plus frustes.

On ne peut manquer d'ètre frappé de voir reparaître au-dessus de la chouette les trois lettres traditionnelles AQE. Le retour de cette inscription nous annonce que les Athéniens avaient reconnu les conséquences de la suppression faite par les graveurs de l'année précédente. Les types renouvelés étaient déjà une source d’étonnement pour les peuples étrangers ou éloignés : l'absence du nom îles Athéniens dut ajouter à l’embarras ou à la défiance. Lorsque les commerçants et les navigateurs revinrent de leurs voyages à la fin de la saison, ils durent quelquefois raconter qu’on leur avait refusé les nouvelles pièces , ou du moins qu’on avait préféré leur prendre les anciens tétradraehnies. On profita de cette leçon et on ordonna aux graveurs d’ajouter au-dessus des monogrammes les lettres AOE. Depuis, elles resteront toujours sur la monnaie d’argent, jusqu'aux derniers temps de sa fabrication, même sur les drachmes et les demi-drachmes.

Pour faire place à ces trois lettres, il fallut agrandir le module des tel l adrachmes : c’est ce que l’on remarque , eri effet, dès la série qui nous occupe. les pièces ont un diamètre plus considérable et sont sensiblement plus plates. Il en résulte, sur la face, que le casque de Minerve s'agrandit un peu et que son triple cimier s'arrondit plus librement en suivant le rontour de la monnaie. Les pièces avec monogrammes iront dès lors s’élargissant, et si cette belle ampleur ne leur messied point, elle nuit au relief qui tend à se déprimer.

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