TH. BOTREL
Sous les caresses maternelles,
Nous grandissons dans un doux nid, Impatients d’avoir des ailes
Pour voltiger vers l'infini.
Les méchants ingrats que nous sommes, Semeurs de terribles tourments,
A peine sommes-nous des hommes, Nous faisons souffrir les mamans!
Joyeux bambins, chers petits anges, Changés vite en petits démons, Gazouillez comme des mésanges :
Vos gais propos, nous les aimons...
Mais, comme nous faisions naguère,
Quand défilent nos régiments, Ne parlez jamais de la guerre, Car Ça fait trembler les mamans !
Lorsque vous serez dans la vie, Livrés à vous-mêmes un jour, Sans défaillance et sans envie Luttez pour vivre à votre tour.
Et, si le sort met en déroute Les fiers espoirs de vos romans, Ne quittez pas la droite route, Car ça fait pleurer les mamans !
Puis, redoublez de gentillesse Lorsque leurs cheveux seront blancs :
Pour mieux égayer leur vieillesse, Redevenez petits enfants, Entourez-les de vos tendresses, Soyez câlins, soyez aimants :
Ne ménagez pas vos caresses...
Ça fait tant plaisir aux mamans!