‹ Les Monologues Lassalle [microforme]Chapitre 187 sur 230 · J. A. LYNCH · texte numérisé non relu

J. A. LYNCH

C'est d'une voix douce et rêveuse Qu'elle chantait bien tendrement Une antique et triste berceuse :

Elle chantait, la grand'maman.

Et dans ses bras elle berçait Une fillette de huit ans,

Dont la jeune voix répétait Le chant de la grand'maman.

Bien vite ses lèvres sont closes :

Le sommeil a touché l’enfant.

Souriant, la mignonne repose Sur le cœur de la grand’maman.

On n'entend plus qu'une cadence

De chaise roulant doucement, Un refrain que, dans le silence, Chante bien bas la grand'maman.

Mais bientôt cesse l'harmonie, Petit à petit, lentement ;

Et puis, plus rien. Elle est fine, La chanson de la grand'maman.

Sa tête s'était affaissée

Dans les cheveux de son enfant, Pour y mettre un dernier baiser ; Elle dormait, la grand'maman.

Oh! chante encore à mon oreille, Chère berceuse des vieux ans, Toi dont l'harmonie ensommeille La fillette et la grand'maman.

La rites Se TR LOT.

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