‹ Les Monologues Lassalle [microforme]Chapitre 213 sur 230 · JEAN LIANE · texte numérisé non relu

JEAN LIANE

"Lorsque tu commets un péché, Et qu'on te met en pénitence, Est-ce qu’en toi, ta conscience Ne t'a jamais rien reproché? "' Voilà ce que petite mère M'a demandé ce matin.

Jusqu'à ce jour, c'est bien certain, Je n'avais pas entendu faire En moi la moindre question

’ar une voix intérieure.

Voilà-t-il pas que, tout à l'heure

— Jugez de mon émotion — J'entends siffler dans ma poitrine !

Ça remonte, et puis ça descend...

C'est tout à fait embarrassant, Et vraiment cela me taquine., Dans ina gorge on entend du bruit, Ça s'arrête et ça recommence.

Oh! c'est bien sûr ma conscience !

J'en aurai peur toute la nuit.

Oh! mon Dieu! Quelle sérénade Si, ce soir, ce n’est pas parti ; Maman verra que j'ai menti, En disant que j'étais malade, Pour ne pas faire mon devoir.

Oui, c'est vilain! Je le confesse.

O Seigneur! A vous, je m'adresse, En vous demandant que, ce soir, Cette horrible voix, qui me plonge Dans de si terribles fraveurs,

Je ne ferai plus de mensonge, Voilà comment on est puni,

Lorsque l’on n'a pas été sage !

Arrêtez, mon Dieu, ce tapage ; Je jure que c'est bien fini.

Je vais agir en conséquence, En étant sage, désormais, Pour ne plus entendre jamais Cette voix de la conscience.

LS

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