LA NUIT SUR L'OCÉAN
VicTor HuGo.
Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues ! Vous roulez à travers les sombres étendues, Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus... Oh ! que de vieux Parents, qui n'avaient plus qu’un rêve, Sont morts, en attendant tous les jours sur là grève Ceux qui ne sont pas revenus !
Le temps qui sur toute ombre en jette une plus noire, Sur le sombre Océan jette le sombre oubli. … Bientôt, des yeux de tous votre ombre est disparue :
Puis, quand la mort, enfin, a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l’étroit cimetière où l'écho nous répond, Pas même un saule vert qui s’effeuille à l'automne, Pas même la chanson naïve et monotone
AU VAINQUEUR EDMOND RoSTAND.
{A l'aéroplane qui le premier passa sur la basilique de Saint-Pierre, en mai 1911.)
Tout fut beau : la Victoire, et le cri qui la nomme, Et la Ville éternelle, et la jeune saison,
Et le Captif sacré quittant son oraison
Pour voir l'Aile franchir les collines de Rome !
La minute est sublime où ie bou l’ape, comme
Pour laisser pénétrer le siècle et l'horizon,
Fait ouvrir la fenêtre, et veut, de sa prison,
Bénir l'oiseau lointain qu'on lui dit être un homme !
9 le plus pur effet du plus grand des exploits !
Elle vient de monter pour la première fois,
La bénédiction qui doit toujours descendre !
NA TISes Act l'Église au fragile mortel...
Mais il s’est envolé si haut, ce grain de cendre, Qu'il faut, pour le bénir, le chercher dans le ciel !
bn PS à à en e- L}
RE Se NP TE