‹ Les Monologues Lassalle [microforme]Chapitre 90 sur 230 · LE CHANT DE L'ÉRABLE · texte numérisé non relu

LE CHANT DE L'ÉRABLE

MICHEL HELBRONNER.

Le soir, au coin du feu, quand s'éteint le tison, J'écoute, tout pensif, la bise monotone Soupirant sa complainte aux étoiles d'automne Que berce, dans la nuit, ce chant d’effeuillaisor..

C'est l’érable qui jette au lointain horizon

Un air de son pays, vers le flot qui moutonne Ou vers le mont perdu qui répète et chantonne A l'infini des cieux l’écho de sa chanson.

Quand l'été reviendra, dans la plaine fleurie, L'érable, tendrement, au ciel de sa patrie, Redira son amour et sa fidélité.

.) peuple canadien, dans ta mâle :spérance, Écoute, noble et fier, ce chant de liberté, : Et songe que jadis il pleura pour la France.

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