‹ Les montagnesChapitre 13 sur 313 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

forestiers, le hêtre et le sapin, par exemple; elle. Piratent donc être couronnées de forets : d amve, en effet souvent que la surface presque entière de leurs lianes en es revêtue ; si bien que le mot allemand wald, qu. s.gmffe littéralement forêt, implique en même temps 1 idee d hauteur, et sert à désigner de véritables chaînes de montagnes. Exemples : Sclnvarzwald . la forêt Nou e , la chaîne qui fait face à nos Vosges et est son pendant exact; Thu-

rineerwald, Frankenwald , elc.

Les moyennes montnpncs son L wdo.it la hauteur verU-

cale est comprise entre 1,300 et 2,700". Les arbres

cessent de s’accumuler en forêts, prennent 1 aspect de buissons et même disparaissent tout à fait; pendant nul dix mois le sol est couvert de neige; mais I etc ,1 se couvre d’herbes toujours admirablement Heurtes a cause de la vive lumière qui les baigne; les biouillat s cl es gros nuages, en effet, ne montent pas habituellement jusqu’à cette zone. Nous pouvons donc caractériser les moyennes montagnes comme dépassant la zone des forêts et se terminant dans celle des y«;o«s. Exemples . les cimes les plus élevées du Jura, des «venues, des Appennins; le lîighi, le Pilate, le Failli,.., n dans les Alpes suisses, le Vc.lo.tx en Provence, le pic de Bcrgons dans les Pyrénées.

Les arandes montagnes, enfin, sont celles dont la fiauleuv verticale, dans nos climats, dépasse 2,700 , la l( 111 pérature moyenne de ces régions reste au-dessous du point de fusion de la glace, en sorte que le sol, meme en été, ne se dégarnit jamais complètement de la neige accumulée pendant les trois autres saisons; la végétation y est une rare exception et n’y couvre jamais de surfaces étendues; bientôt même toute trace de vie disparaît absolument. et le sol ne présente plus que deux natuies de

lnterlaken el la Jungfrau.

PAYS UE PLAINES ET PAYS UE MONTAGNES

surface : ou le roc nu , ou la glace. Les grandes montagnes se distinguent donc en ce qu’elles traversent et la zone des forêts et la zone des gazons pour monter jusque dans la zone des neiges perpétuelles. Exemples : les plus hauts sommets des Pyrénées : Maladetta, mont Perdu, etc.; et des Alpes : mont Pelvoux, mont Cervin, mont Rose, mont Blanc, etc.

La fig. 1 1 donne un exemple bien connu et excellent des diverses tailles de montagnes : c’est le célèbre tableau de fond qui a fait la fortune de la petite ville d’Interlaken, dans l’Oberland bernois. Au second plan, à droite esl une colline qui s’élève de 165 m au-dessus de la ville, le petit Rügen (altitude, 735 m); au-dessus d’elle, une petite montagne, VAbendberg (1,071 m); à gauche, une moyenne montagne, celle qui donne le beau point de vue de la Schleinige- Flatte { 2,100 ni); et au fond apparaît splendide la montagne géante qui est l’orgueil de la Suisse, la Jungfrau (4,167 m).

Sous le rapport de l’habitation et de la visite de l’homme, ces trois genres de montagnes se distinguent aussi nettement. Le voisinage des sommets des petites montagnes est toujours habitable en hiver comme en été; la zone forestière est remplie de hameaux et villages permanents des populations montagnardes. Ces villages, dans les Alpes, s’élèvent même plus haut : notre figure 12 en représente un, Murren, souvent visité comme offrant un beau point de vue sur le massif de la Jungfrau. Le village le plus élevé de Suisse, Juf, dans l’Engadine, est situé à 2,190 m. Le plus élevé de France, Saint -Véran (Hautes- Alpes), est à 2,009 m.

Le voisinage des sommets des moyennes montagnes n’est habitable qu’en été : les habitants de la zone forestière y montent au printemps avec leurs bestiaux et dé-

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