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CHAPITRE VII

retrouve plus tard et aujourd’hui que de rares exemples. Les reptiles sont toujours exceptionnels et comme à l’état d’essai.

Le terrain houiller est toujours disposé en bassins dont le fond est formé par le calcaire carbonifère; mais celui-ci n’est pas toujours recouvert par le terrain de la houille : les Anglais l’appellent calcaire de montagne , parce qu’il forme chez eux des régions très-accidentées. C’est un calcaire compacte, imprégné de bitumes au point d’en être fétide, souvent criblé de fossiles. C’est lui qui entoure les Ardennes et forme la vallée si pittoresque de la Meuse, de Civet à Namur; c’est lui qui fournit ce marbre si commun dans tout le nord de la France, le marbre de Belgique, petit granit, marbre de Flandre, de Dinant , etc. Il contient quelques couches de houille; mais ce précieux produit n’abonde réellement que dans le terrain houiller proprement dit, où les couches charbonneuses sont séparées par des couches de grès et de schistes.

Les bassins houillers étant nécessairement entourés de terrains plus anciens, primaires ou azoïques, sont toujours adossés à un massif montagneux. Ainsi le grand bassin belge de Mons et Charleroi , dont notre bassin français de Valenciennes ou d’Anzin n’est que la continuation sous le sol de la Flandre, s’appuie sur le revers septentrional des Ardennes; le petit bassin du bas Boulonnais doit en être un relèvement souterrain. Le riche bassin de la Sarre, que la Prusse nous a pris, s’appuie sur le Hundsruck; notre bassin de Ronchamp (Haute- Saône), sur les Vosges; il y a un petit bassin dans la Maurienne (Alpes), un contre la montagne des Maures (Var), un dans les Pyrénées (Aude), quatre dans le massif breton - normand , en Vendée, près de Quimper, près de Laval, et à Littry près de Baveux.

LA GEOLOGIE

Mais c’est surtout sur les lianes du plateau central que sont nos riches houillères. A l’est, Autun et le Creusot, le magnifique bassin de Rive-de-Gier et Saint-Étienne, et celui d’Alais; à l’ouest, Carmaux, Aubin et Decazeville, Brives; dans les vallées intérieures, Decise, Commentry, Brassac, etc. (Voir la carte géologique.)

Malgré leur richesse, nos houillères n’arrivent encore qu’à nous fournir les deux tiers de notre énorme dépense. Le reste nous est fourni par la Belgique, et un peu par l’Angleterre, dont les mines, d’une abondance prodigieuse, expédient la houille, pour ainsi dire, au monde entier.

Nous avons peu de terrain permien en France. Il n’est représenté que dans les Vosges, par des grès rouges formant deux niveaux distincts : le plus inférieur, grossier et irrégulier (Saint-Dié, Remiremont, Villé, Giromagny), le supérieur ou grès vosgien, plus uniforme, avec galets de quartz, formant tous les plateaux île la chaîne, au nord de Donon: on voit son épaisseur dans la vallée de Saverne, dans les rochers de Sainte-Odile et de Dabo : les vieux châteaux qu’il porte, en partie creusés dans sa masse, en partie bâtis avec lui, se confondent avec les roches de leur base. On n’y trouve, pour ainsi dire, pas de fossiles, ce qui fait que des géologues le rapportent au terrain suivant. Le terrain permien se trouverait alors très-peu représenté en France, tandis qu’il constitue des couches puissantes en Angleterre, et surtout en Allemagne et en Russie, où on y exploite un excellent minerai de cuivre.

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