TERRAINS SECONDAIRES
Vidi faclas ex œquore terras , Et procul a pelago conchœ jacuere marinœ.
Ovide . Métamorphoses.
Maris conchœ et buccinœ peregrinantur in montibus.
T ERTULLIEN.
C’est à la fin des terrains permiens que l’on place originairement, en France, la limite des terrains primaires.
Les terrains déposés ensuite et désignés du nom de secondaires se distinguent à première vue par l’apparition de formes animales nouvelles, notamment parmi les mollusques, où deviennent extrêmement fréquentes deux familles de céphalopodes : l’une voisine de nos seiches et de nos calmars, celle des bélemnites représentée par son osselet inté- Fig. 101. — Béiemmtes restaurées rieur en forme de poi-
gnard (fig. 101), et l’autre voisine de nos nautiles, celle des ammonites représentée par sa coquille roulée en spi-
LA GEOLOGIE
raie plane, divisée par des cloisons à bords compliqués, et diversement ornée (fig. 102).
Fig. 102. • — Moule intérieur d'ammonite , montrant les cloisons persillées.
Les reptiles aquatiques deviennent très -abondants, de formes très -variées et très -remarquables, comme nous verrons bientôt : ils étaient alors les rois de la création.
Quelques types de mammifères inférieurs (du type didelphe) et de petite taille apparaissent, mais à titre d’exception , on pourrait dire à titre d’essai.
Les oiseaux ont dû être représentés aussi durant cette époque, comme nous le prouvent les empreintes de pas trouvées dès le premier des terrains secondaires, et le singulier fossile de Solenhofen , oiseau à queue de reptile ( fig. 403) trouvé au milieu du terrain jurassique.
Les mers, dans la partie du globe où est aujourd’hui l’Europe, sont profondes et les changements de niveau