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CHAPITRE VII

sud-ouest du bassin, en forme de golfe étroit le long de la basse Loire actuelle , où elle a déposé une couche marine presque entièrement formée de coquilles, et appelée / aluns de Touraine.

Mais, à la même époque, une autre mer déposait dans l’espace occupé aujourd’hui par une partie des Alpes suisses, qui n’étaient pas encore ce qu’elles sont aujourd’hui, un épais système de cailloux roulés dans l’argile, sorte de grès variable appelé molasse, du nom populaire des couches à grain fin pouvant servir de pierre à bâtir. C’est une roche de ce niveau, nommée nagelfluhe, qui forme toute la masse du mont Righi, et d’autres montagnes des Alpes voisines de Lucerne et de Berne. Nous avons parlé de ces roches p. 245. Des roches analogues se formaient vers la même époque dans le bassin de Bordeaux, et d’autres dans le bassin de Marseille.

Quant au terrain pliocène, dont le type existe en Italie sur les deux flancs des Apennins, notamment autour de Turin et de Borne, il est loin d’être unanimement délimité en France , où il est difficile à distinguer des couches reconnues comme quaternaires ou contemporaines de l’homme. Ou a prétendu y avoir trouvé des preuves de l’existence de ce dernier. Si le fait est fondé, le pliocène devrait sortir des terrains tertiaires pour entrer dans les terrains contemporains.

Nous arrivons ici à la partie de la géologie la plus discutée, à celle des terrains quaternaires ou diluviens, qui a donné naissance à une branche nouvelle de la science, aujourd’hui en voie de formation, V archéogéologie.

LA GEOLOGIE

TERRAINS QUATERNAIRES. — l’H0>\1ME PRIMITIF

L’homme a une origine céleste, et a été placé sur la terre pour être le roi de ce temps.

Zend-A vesla , liv. 1.

Que de savants forgent les sciences, cyclopes laborieux, ardents, infatigables, mais qui n’ont qu’un œil !

.Ioubert.

La dernière période de l’histoire de notre globe présente deux caractères distinctifs qui attirent sur elle un puissant intérêt.

Le premier, constaté du temps de Cuvier, est qu’à cette époque on reconnaît les traces partout bien évidentes du passage de grandes masses d’eau,- animées d’un mouvement de translation qui leur a fait remanier la surface des derniers terrains déposés , entraîner en suspension des masses de boues, graviers et cailloux roulés à de grandes distances de leur point d’origine ; enfin creuser profondément, par une érosion sur une échelle gigantesque, le système des vallées actuelles des pays de plaines. Ce premier caractère fait souvent donner aux alluvions du fond fies vallées le nom de terrains diluviens, ou simplement de diluvium.

Le second caractère n’a été mis en lumière que dans ces derniers temps. Il consiste en ce que les types animaux de cette époque seraient, sauf quelques espèces, éteintes avant les temps historiques, les souches des espèces actuelles; il consiste surtout en ce que V homme aurait apparu sur la terre au début de cette période , et aurait laissé dans ces terrains les premières traces de son séjour. Avec la

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