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CHAPITRE VII

édentés. L’un , qui se rapprocherait des paresseux actuels, serait un des plus gros mammifères terrestres connus , le

Fig. 114. — Squelette du mégathérium.

mégathérium (fig. 114). Assez voisin de lui est le mylodon robustus. Le plus curieux est un autre qui ressemble au

Fig. 115. — Glyptodon clavipes.

tatou par sa cuirasse, mais à un tatou de trois mètres de long : c’est le glyptodon clavipes (fig. 115).

LA GÉOLOGIE

Arrivons à l 'homme quaternaire. Ce ne sont pas ses restes, la plupart du temps, que l’on a trouvés, mais les traces de son industrie primitive, des morceaux de silex habilement taillés pour servir de haches (fig. 116) et de couteaux, des débris de repas, surtout des os fendus pour en extraire la moelle, des traces de foyer, etc.

Fig. 116. — Haches fossiles en silex.

Les ‘trouvailles sont très -nombreuses et permettent de se faire une idée de la vie de lutte et de misère que menaient ces premiers habitants de nos régions, alors glaciales. Leur anthropophagie, assez fréquente dans l’Europe occidentale, est hors de doute, mais en même temps aussi leur identité de forme corporelle avec nous dès l’origine. L’homme-singe n’a jamais eu d’existence que dans l’imagination et dans les livres d’une certaine école.

Toutefois il faut avouer que les débris de squelettes sont extrêmement rares. Le grand Cuvier ayant affirmé qu’il n’y avait pas trace de l’homme dans le terrain diluvien, longtemps les géologues n’ont pas voulu même regarder les découvertes faites à son sujet. Il a fallu la persévérance de M. Boucher de Perthes, qui a rempli de ses trouvailles

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