CHAPITRE VIII
nières créations d’espèces nouvelles. Il prend possession de son domaine par une guerre d’extermination aux gros mangeurs, soit herbivores, soit carnivores. Toutefois nous n’avons pu étudier ses traces que dans nos contrées européennes, où il est venu en fugitif, et où sa condition doit être restée longtemps misérable: l’anthropophagie, dont quelques preuves ont été trouvées, dénote l’abaissement de son niveau moral.
Postérieurement aux traces des premiers établissements de l’homme, le sol porte celles de nombreux ravinements et remaniements, ainsi que des dépôts d’alluvion trèsconsidérables, dus au passage d’immenses masses d’eau; rien ne s’oppose à ce que le plus considérable de ces passages se soit produit sur toute la surface alors habitée par l’homme.
L’ensemble de tous ces terrains, depuis l’apparition des mammifères , constitue la série si difficile à diviser des terrains tertiaires et quaternaires ou diluviens. A partir de ces derniers, les traces humaines non interrompues, relevant plutôt de l’antiquaire que du géologue, nous conduisent jusqu’aux époques historiques.
DEUX PAGES DE LA GENESE