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CHAPITRE IX

Les solfatares sont les dépôts de soufre produits et sans cesse renouvelés par les fumarolles, c’est-à-dire par les jets de vapeur d’eau brûlante et chargée de produits chimiques qui s’échappent du sol des volcans. Les solfatares sont généralement dans des cratères qui ont cessé leurs éruptions depuis longues années. Telles sont la solfatare de Pouzzoles (carte, p. 403) et celle de Vulcano, l’une des îles Lipari. Le soufre est un important article de commerce pour les pays volcaniques. Il est de première nécessité pour deux fabrications : celle de l’acide sulfurique et celle de la poudre à canon , qui sont d’immense importance, l’une en temps de paix, l’autre en temps de guerre.

Les geysers sont des sources jaillissantes et intermittentes d’eau bouillante, qui se produisent dans les vallées volcaniques. Les jets sortent par des trous situés au fond de vastes entonnoirs, entourés de monticules siliceux que produit l’eau des geysers eux-mêmes. L’Islande compte plusieurs geysers célèbres, dont le plus grand (fig. 125) jaillit à plus de 30 m en l’air.

La Nouvelle-Zélande en possède un nombre très-considérable, qui sont réunis sur les bords de la rivière Waikato. L’un d’eux, le Teratata, forme, à partir de sa vasque, située sur une hauteur, une admirable suite de cascades fumantes, en forme de gigantesque escalier de marbre blanc. En Californie le défilé du Diable, et le ravin du Petit-Enfer à San- Salvador, offrent aussi des jets intermittents d’eau bouillante.

Le célèbre professeur anglais John Tyndall a très-bien expliqué l’origine de ces geysers, et a réalisé de petits geysers de démonstration avec un tube de fer terminé en cuvette, et chauffé à sa base et en un point de sa longueur.

LES VOLCANS

Un geyser est un puits naturel dans lequel arrive, d’un côté, une source d’eau; de l’autre, une fumarolle. La vapeur surchauffée de la fumarolle, en se condensant dans l’eau, échauffe celle-ci à des températures voisines de l’ébullition, températures qui croissent avec la profondeur, à cause de la pression due au poids de l’eau , qui augmente d’une atmosphère tous les dix mètres. Lorsque l’eau est partout à peu près arrivée au point d’ébullition, il suffit d’une grosse bulle de vapeur, fournie sans se condenser par la fumarolle, pour soulever toute la masse de deux à trois mètres , ce qui la met, dans tous ses points, un peu au-dessus du point d’ébullition.

Les bulles qui se forment alors partout à la fois, chassent violemment toute la masse hors du tube. L’eau retombe un peu refroidie , s’échauffe de nouveau en condensant la fumarolle jusqu’à ce qu’elle jaillisse encore, et ces jets périodiques continuent tant que la fumarolle persiste, et tant que les dépôts,

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