CHAPITRE IX
formés par la silice qu’abandonne l’eau vaporisée, n’onl pas élevé au delà d’une certaine limite la profondeur du puits, en épaississant le monticule qui en entoure l’ouver- I lire.
Il nous reste à dire un mot des salzes ou volcans de boue, miniatures de volcans qui sont souvent le dernier vestige de l’activité des phénomènes de ce genre. Ils se produisent lorsqu’un dégagement de gaz a lieu à travers une certaine épaisseur de boue marécageuse qui oppose sa consistance à ce dégagement. La pression du gaz, en surmontant la résistance de la masse visqueuse, reproduit, sur une petite échelle, les mouvements, tremblements, fissures, projections, entassements coniques et écoulements pâteux des volcans.
L’origine du courant gazeux des salzes peut être évidemment volcanique, c’est-à-dire due à des fumarollês mélangées de gaz, et on trouverait à Java, dans les Andes, aux Antilles, en Italie, auprès de véritables volcans, des salzes où la même cause interne de chaleur est évidemment en action. Mais on en trouverait aussi loin de tout volcan, dans des conditions où le courant de gaz doit plutôt son origine à une action chimique locale.
On n’a pas encore de données suffisantes sur un fait très-singulier et jusqu’ici inexpliqué, c’est que beaucoup de sources de naphte et de pétrole se trouvent prendre la forme de salzes, dont la situation indique un rapport très -probable avec des phénomènes volcaniques. C’est le cas de quelques-unes des salzes des environs de la mer Caspienne et de celles des Apennins.