U U SONT LES VOLCANS
Quand longtemps a grondé la bouche du Vésuve . Quand sa lave , écumant comme un vin dans sa cuve , Apparaît toute rouge au bord
Un long jet de cendre et de fumée
Grandit incessamment sur la cime enflammée Gomme un cou de vautour hors de l’aire dressé.
Victor Hugo.
Nous n’avons plus, pour donner une idée complète des phénomènes volcaniques, qu’à indiquer rapidement où sont les régions qui en sont ou en ont été le théâtre, surtout quand ces régions sont voisines de nous.
Les volcans ne sont pas répandus au hasard sur le globe. Sur une carte, on voit qu’ils sont disposés généralement en lignes assez régulières, indiquant le trajet des fissures qui les ont causés. Dans une même région, ils sont groupés en grand nombre sur des espaces restreints ; souvent le groupe forme une masse unique par l’accumulation de petites bouches avec leurs produits autour d’une bouche principale.; c’est le cas de l’Etna (carte p. 408), de Ténériffe, du Mounakea d’Havaii ; mais le cas le plus commun est celui des groupes de bouches nombreuses et presque égales couvrant une surface allongée dans le sens de la grande fissure primitive. Les cartes p. 432 et 403 nous donnent , dans la chaîne des puys d’Auvergne et dans les champs Phlégréens de Naples, deux bons exemples d’accumulation de petits volcans. Mais les groupes peuvent être aussi formés d’un petit nombre de bouches colossales, comme ceux de Quito,