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CHAPITRE IX

de l’ile Ilavaii ou du Mexique. Enfin, il peut y avoir à la fois la grande taille et la grande quantité, comme au Chili et à Java.

Les deux tiers des volcans du monde peuvent être considérés comme formant une seule immense ligne, qui fait tout le tour du vaste océan Pacifique, en suivant presque un grand cercle du globe. On peut grouper les autres sur des lignes transversales à celle-ci , et les y rattacher. Quelquefois on ne peut attacher à ces lignes ou plutôt à ces bandes qu’une importance mnémonique; car, en réalité, elles sont des suites de groupes, séparés par des lacunes de plusieurs centaines de lieues.

La bande du Pacifique suit, en Amérique, l’immense chaîne des Andes, fout près du rivage. On peut la considérer comme commençant à la terre polaire australe, au sud de la pointe de l’Amérique; James Ross y a découvert deux grands volcans : l’Erebusetle Terror. La Terrede-Feu doit son nom à ses volcans. Puis vient la bande du Chili, qui compte une trentaine de volcans, dont plusieurs dépassent 5000 et peut-être 6000 m de hauteur; le May p u est le plus célèbre des volcans actifs; l’Aconcagua, la plus haute montagne de toute l’Amérique, paraît être un volcan éteint.

Un autre groupe, dont font partie le Sahama et l’Arequipa, se trouve dans la Bolivie; puis, après une lacune de trois cents lieues, vient le puissant groupe du plateau de Quito, dont les seize géants sont rangés sur deux fdes parallèles, presque tous ayant un nom célèbre: le Chimborazo, le plus élevé de tous, gravi par Humboldt el Boussingault; le Sangay, « qui est peut-être, dit Reclus, le volcan le plus destructeur de la terre ; » le Pichincha, dont l’énorme masse domine la ville de Quito, et fait face à celle de l'Antisana. plus énorme encore: le Cotopaxi,

LES VOLCANS

dont la cime neigeuse a une forme conique si admirablement régulière. Vient ensuite le groupe de la Nouvelle- Grenade, qui se termine, au nord, par le superbe pic neigeux de Tolima. Ici peuvent se rattacher, par la chaîne de Caracas , si souvent agitée de tremblements de terre , la ligne des petites Antilles, qui compte une dizaine de volcans, et, du côté opposé, en face du plateau de Quito, l’archipel volcanique des Gallapagos.

A la suite do la ligne principale, après l’isthme de Panama, nous rencontrons le groupe important du Guatemala, où se trouvent plus de trente volcans, parmi lesquels nous avons cité la Coseguina, l’Isalco, auxquels on peut ajouter les deux grands volcans de Y Eau (agua) et du Feu (fuego), entre lesquels est bâtie Guatemala.

A ce groupe succède celui du plateau du Mexique, où il faut citer les cimes célèbres du Popocatepelt, le point le plus élevé de l’Amérique du Nord, et du Citlaltepelt ou Orizaba, son rival ; nous y avons cité le volcan tout récent de Jorullo. Dans la Californie et dans l’Orégon , le long de la chaîne des montagnes Rocheuses, il y a des phénomènes volcaniques et quelques bouches fumantes, qui forment les plus hauls sommets de la chaîne. Dans la Colombie anglaise, une ligne de monts volcaniques conduit aux deux hautes cimes fumantes du mont du Beau-Temps et du mont Saint-Elie. Puis vient une ligne de cinq volcans, dans l’Alaska, qui se continue par les trente-quatre volcans, si bien rangés en arc de cercle, qu’on nomme les îles Aléoutiennes, et qui semblent les piles d’un pont disparu, joignant l’Amérique à l’Asie.

La bande asiatique s’ouvre par les vingt volcans du Kamtchatka, dont quatorze aujourd’hui en pleine activité; on a vu la lave sortir de l’un d’eux par son cratère terminal , situé à plus de 4000 m d’altitude. A partir

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