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CHAPITRE l

de là, les volcans sont tous dans les îles qui garnissent si complètement la cote orientale de l’Asie. Les Kouriles en contiennent une quinzaine; le Japon, au moins autant, parmi lesquels le splendide Fusi-Yama, objet du culte des habitants. Des îles Liou-Kiou, la ligne volcanique passe à Formose, puis à Luçon et aux autres Philippines. Ici la bande s’élargit en se divisant; presque toutes les îles de la Malaisie sont volcaniques. Sous ce rapport se font remarquer les Moluques, Célèbes, Bornéo, puis surtout la suite continue des îles de la Sonde, Timor, Flores, Sumbava, où nous avons cité le terrible Timboro, Lombok, Bali, et surtout Java, le centre volcanique le plus actif du monde, avec ses quarante-neuf volcans ; la ligne se recourbe, vers le nord-ouest, avec Sumatra, qui a aussi une ligne de grands volcans, pour aboutir, dans l’océan Indien, à la célèbre île Barren, dont le cône central, toujours fumant, sort d’un vaste golfe circulaire, entouré d’une haute enceinte basaltique qui constitue un des plus vastes cratères du monde (fig. 126).

La bande des Moluques peut être regardée comme prolongée, à l'est, par les volcans de la Nouvelle-Guinée, des îles Salomon, Santa-Cruz, Nouvelles- Hébrides, Viti, Tonga et Taïti. Deux groupes importants se trouvent isolés, l’un au nord, l’autre au sud de cette bande. L’un est Hawaii, avec ses colossales montagnes de Mauna-Roa et Mauna-Kéa , et son lac de feu de Kilauwa; l’autre est la Nouvelle-Zélande, qui, sous ce rapport, mériterait plutôt d’être appelée la Nouvelle-Islande, avec son chaos de volcans et ses séries de geysers.

Si, au contraire, nous suivons la ligne de Sumatra, vers l’ouest, nous arrivons au grand plateau asiatique, où commencent les volcans de l’ancien monde. Mais il devient difficile ici de les considérer comme formant une

LES VOLCANS

ou plusieurs lignes ; ils sont réellement en groupes confus, très-distants les uns des autres; la plupart sont encore sur le rivage de la mer ; mais il y en a aussi qui sont aujourd’hui assez loin dans l’intérieur des terres. Ceux du grand plateau asiatique, en général peu connus, sont dans ce cas. I! paraît prouvé qu’il y en a dans la Mongolie et la Tartarie. Les pics géants de l’ Himalaya seraient, dit-on, volcaniques. N’oublions pas que la mer a probablement,

Fig. 12C. — Ue Barren."

depuis la création de l’homme, baigné les deux flancs de ce plateau , couvrant, au sud, les plaines basses de l’Indus et du Gange, et, au nord, tout l’espace compris entre la mer Noire et le golfe de l’Obi, par la mer Caspienne, les lacs d’Aral , Baïkal et autres.

Le groupe le plus remarquable d’Asie est celui des volcans d’Arménie, comparables à ceux des Andes, par la taille et la puissance. Le mont Ararat est le plus

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