MÉTÉORES AQUEUX: NUAGES, NEIGES, ORAGES
Enfin sur un vieux mont, colosse à tète grise.
Sur des Alpes de neige un vent jaloux le brise ; Qu’importe! suspendu sur l'abîme béant,
Le nuage se change en un glacier sublime ,
Et des mille fleurons qui hérissent sa cime Fait une couronne au géant !
Victor Hugo.
Celsior exsnrgit pluviis , auditque ruentes Sub pedibus nimbos, et rauca tonitrua calcat.
Claudien.
La vapeur d’eau transparente et invisible, qui est un des éléments de l’air, ne peut y rester à cet état qu’autant que sa quantité ne dépasse pas un certain maximum fixe pour chaque température. Ce maximum est, pour chaque mètre cube, de 30 gr à 30°, de 17 61 à 20°, de 9^5 à 10°, de 7 g1' à 5°, de 4 gr 9 à 0°, et de 2 ** 3 à — 10° audessous de 0. Lorsque ce maximum n’est pas atteint , les surfaces d’eau ou de glace qui sont en contact avec l’air, lui fournissent peu à peu la vapeur en supplément, par le phénomène appelé évaporation . Lorsque ce maximum est atteint, l’air est saturé : l’eau ne peut plus s’évaporer ; au voisinage de ce maximum, le linge ne sèche pas, le sol reste indéfiniment mouillé; les corps avides d’eau, comme le sel, le salpêtre, la potasse, le sucre d’orge, liquéfient la vapeur en se liquéfiant eux-mêmes; on a, en un mot, tous les effets de ce qu’on nomme Y humidité.
Si, à ce moment, la température vient à diminuer, la différence entre la proportion de vapeur contenue d’abord et la proportion maximum possible à la nouvelle tempé-