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CHAPITRE XII

exige de ceux qui s’y livr

Fig. 171. — Bûcherons.

vière , ce qu’ils font en

it, nous citerons seulement comme exemples trois professions assez fréquentes parmi les montagnards , celles de bûcheron, de flotteur et de faucheur.

Les bûcherons sont surtout Tessinois; il faut, pour ce métier dangereux, le froid courage du Suisse, uni à l’ingéniosité et à la vivacité de l'Italien. Muni de crampons à ses souliers , le bûcheron ou taglialore grimpe aux arbres comme un singe , et manie la hache avec une dextérité inouïe. Souvent , suspendu à une corde par la ceinture (lîg. 171), il s’attaque à un de ces sapins poussés le long de parois verticales, qu’on croirait inaccessibles ; il coupe toutes les branches, enlève ce qui pourrait gêner la chute, puis scie le tronc , et le pousse du pied sous lui dans l’abîme.

Les borratori, camarades et compatriotes des tagliatori, sont chargés de débiter le bois et de l’amener au bas des pentes, jusqu’à la ristruisant des glissières ou

seguende en bois, étonnants et audacieux viaducs ou aqueducs, dans lesquels ils facilitent le glissement des bûches en hiver par un vernis de glace, en été par un courant d’eau. Puis, perchés sur ces échafaudages géants, ils aident avec une gaffe le glissement rapide des troncs, qui franchissent des lieues entières en quelques minutes.

Lorsque les troncs sont arrivés dans le torrent , commence la besogne des flotteurs (fig. 172), qui, au besoin , suspendus à des cordes , dans d’affreuses gorges entièrement remplies par le torrent, surveillent, la gaffe en main , le passage des bûches, et, au risque d’être écrasés par les éboulements, empêchent tout arrêt et tout encombrement.

Il y a dans la montagne un plus rude métier encore , c’est celui de ces pauvres faucheurs, « qui vont, comme dit Schiller, au IVe acte de Guillaume Tell , récolter

, Fig. 172. — Flotteurs.

1 herbe sauvage sur les rochers à pic, le long des précipices, là où les bestiaux

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