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ques, avec leurs cratères et leurs coulées de laves, que domine ( 1,465 '") le célèbre Puy-de-Dôme (voir la carte au chap. ix); les bains de Royal y attirent chaque année de nombreux étrangers, qui ont contribué, avec les géologues et les Clermontais, à faire connaître ces singulières montagnes.
Un peu plus au sud, presque contigu, est le groupe , h i mont Dore (voir la carte en couleur au chap. îx ), dont les bains, beaucoup plus Ircquentés, ont rendu laineux les sites sauvages et pittoresques, les ravins, les cas< ades et les escarpements. Le Puy-de-Sancv, qui domine ce groupe (1,886 m), est le point le plus élevé du plateau central. le Plomb-du-Cantal étant plus bas que lui de 30
Fig. 2o. — La ville du Puy. le rocher Corneille et le rocher d'Aiguille.
En dehors de ces deux régions, nous trouvons encore, ayant une certaine célébrité, les environs de la xille du Puy (fig. 25), avec ses singuliers dykes ou obélisques vol-
ol' SONT LES MONTAGNES
ca niques , le rocher Corneille, surmonté de la statue colossale de Notre-Dame de France, et l 'aiguille de Saint- Michel, ses chaussées basaltiques d’Expally, ses vieux châteaux bizarrement perchés, ses belles cimes du Mézenc ( 1 ,754 "') el du Gerbier-des-Joncs ( 1 ,502 m ).
Au sud , quelques points du Vivarais, voisins des eaux de Vais, et riches aussi eu accidents basaltiques ; au nord, les pittoresques montagnes du Forez (Pierre-sur-Haute, 1,034 "), entre Saint-Etienne et Clermont; au nord-est, le mont Pilât ( 1,433 m), promenade favorite de l’industrieuse ville de Saint-Etienne, sont encore souvent parcourus par les touristes.
Mais beaucoup de régions curieuses et pittoresques, trop éloignées des centres, sont délaissées. Il en est ainsi du massif du Cantal , que quelques rares voyageurs ont essayé de réhabiliter, et qui vaut certes bien un voyage à la petite ville de Murat, située à sa base. Nous verrons que ce massif, comme celui du mont Dore, avec lequel il rivalise en hauteur, est un groupe d’origine volcanique, quoique sans cratères apparents. Son principal sommet est : le Plomb-du-Cantal, haut de 1,856 m, qui termine un demicercle de sommets presque aussi élevés que lui. (Voir la carte au cliap. ix.) Le pied du massif s’arrondit autour de ces points culminants, décrivant une circonférence de près de 200 kilom., et coupé par un grand nombre de vallées rayonnantes, profondes et fertiles, qui sont arrosées par de petits cours d’eau, tributaires de l’Ailier, de la Dordogne et du Lot. La plus grande et la plus riche de ces vallées est celle de la Cère, qui se jette dans la Dordogne, après avoir arrosé Vic-les-Bains et reçu la Jordane, la rivière d’Aurillac. (Voir le chap. îx.)
Beaucoup d’autres grands massifs montagneux, qui seraient moins intéressants à visiter, recouvrent le plateau