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chaînes parallèles, avec des escarpements d'un ell'el grandiose ; des grottes curieuses, des cirques de rochers, comme le Creux-du-Vent ( 1,465 m), comparables à ceux des Pyrénées.
Un voyage à pied, de Pâle à Genève par Mariastein, le Val-Moutier, le Weissenslein, Pierre-Perluis, la Chaux-de- Fonds et le Locle, le lac des Prenets et le saut du Doubs, le Chaumont, Neufchâtcl, le Creux-du-Yenl et le Yal-Travers, Pontarlier, Vallorbe, la Denl-de-Yaulion, le lac de Joux, mont Tendre, la Dole cl la Faucille, serait une charmante tournée de montagnes, donnant une idée bien complète des beautés du Jura.
Cet itinéraire comprend surloul la partie suisse du Jura, la j >1 ns fréquemment parcourue, parce qu'on y trouve cette intelligente organisation des services de transport et des hôtels, cet esprit hospitalier, celte mise en lumière des beautés naturelles « j ni rendent h singulièrement faciles et agréables les excursions en Sui>sc, comparativement à la France. Mais il sciai l injuste de ne pas dire que les parties plus complètement françaises de la chaîne, les environs de Nantua, par exemple, et tant de points du Dugey ou d’ailleurs, riches eu gorges, cascades, lacs, et illustrés par les descriptions de Lamartine, ne sont nullement au-dessous de celles que nous avons citées.
Toutefois le voisinage trop grand de la chaîne des Alpes est une concurrence qui nuira toujours aux excursions dans le Jura. Un des principaux mérites, sinon le principal, des sommités jurassiques est évidemment de servir d'admirable belvédère pour la vue des Alpes.
« C’est du haut des crêtes du Jura, dit Berlepsch, qu’on embrasse le mieux l’ensemble du soulèvement alpin ; les chaînes apparaissent les unes derrière les autres, et, par un temps clair, on peut les voir se dérouler sur une Ion-
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g lieu r de 80 lieues el plus. Malheureusement, c’est en hiver et en automne qu’on a les temps les plus clairs, eL peu de touristes peuvent se faire une juste idée de ce que sont les panoramas des Alpes, vues du Jura par un temps clair des mois d’octobre ou de novembre.
« Jamais elles ne sont plus belles ni plus distinctes que lorsque le brouillard couvre la plaine. Ces vues varient peu, salifies premiers plans, à moins qu’on ne franchisse des distances considérables. Des Lægern (à l’extrême nord), ce sont les Alpes de Claris qui forment le centre de la vue; celles de Berne d’un côté. d’Appenzell et du Tyrol de l’autre, se développent sur les ailes. Le Weissenstein est peut-être le point d’où l’on embrasse le mieux l’ensemble des Alpes suisses. Du Chasserai et du Chaumont, les lacs de Bienne, Neulchatel, Morat occupent le premier plan, et c’est le massif bernois qui se trouve au centre du panorama alpin. De la Dent-de-Vaulion , la vallée de Joux et ses lacs pittoresques forment une gracieuse idylle au milieu d’une scène immense. De la Dole, c’est le mont Blanc qui fait centre.
« Mais indépendamment de ces grandes vues, le Jura mérite d’être visité pour lui-même... Géologiquement il est peu de chaînes de montagnes plus intéressantes, et dont l’étude ait fait faire de plus grands progrès à la science '. »
1 Berlepsch, Nouveau Guide en Suisse.
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