CHAPITRE
couvert d’hôtels et de pensions; les Mythen (i,903 m) de Schwitz; la l'rohnalp ( 1,911 "') de Brunnen; le Seelisbertj l 1,928 riiotcl, 8'i3 ), qui porte sur son liane I»' légendaire tiriUli, berceau de la liberté suisse; le Burgenstoek I 1,I3'i "), centre de ce lac que le poëte appelle une étoile tombée lu ciel entre h-> montagnes; le Stanserhoru ( 1 .'.mu» i, qui domine les délicieuses vallées de Sarnen • •t de M clehthal , et, en face de lui, le fameux Pilate (2,133 ). sombre repoussoir des riantes campagnes de Lucerne; enlin, au fond de l’Unterwald, les >« charmantes montagnes du Brunuj, (ailes exprès pour les peintres, » comme tlil Topplèr, et dont le point culminant, le Jiolltlioni (2,331 de Brienz, sert de belvédère au massif suivant.
i lelui-ci , le plus accessible et le mieux connu des grands massifs neigeux des Alpes , dont il est, pour ainsi dire, détaché- et isolé par le Valais et le col du Grimsel, est désigné >ou s le nom d'Alpes Bernoises, et son versant nord-ouest >oiis celui d'Überland. Sa cime la plus célèbre est la Junyf nui (lig. Il), dont nous avons parlé p. 37. Le sommet le plus élevée est le Finsleraarhorn (4,27o m), trop reculé dans le massif pour être bien connu, et auquel font d’ailleurs concurrence, sous ce rapport, outre la Jungfrau, le FclirrcLhorn ( VOBd"1) et Y Aletschhorn (4,207 m), aussi perdus dans les glaces, le Mcench (4,096 '"). YEiger (3,973'") et h- Welterhorn (3,708 "'), qui dominent la belle et célèbre vallée de Grindclwald (lig. 32). Les glaciers les plus célèbres sont ceux d’Aletsch et de Viescli , dans le Valais , et, dans l’Oberland, les deux glaciers de l’Aar, le glacier de Roscnlauï et les deux glaciers de Grindehvald. Les cols ou passages intérieurs les plus fréquentés et les plus pittoresques sont ceux de la Grande-Scheideck (2,038 m), entre Meyringen et Grindclwald; de la Wençjernalp (2.009 "'), entre Grindclwald et Lauterbrunnen ,
scarpement du Welterhorn sur la Grande- Scheideck et Grindelwald.
et de la Gemmi (2,302 m), entre la vallée de Kandersteg el les bains de Louèche ; enfin les belvédères les plus fameux et le plus souvent gravis, sont le Faulhorn (2,683 m), près de la Grande-Scheideck ; le Niesen (2,366 "'), du côté de Thun; le Moléson ( 2,005 m ) , du côté de la plaine suisse; le rocher de Naye (2,040 m), au-dessus de ce fond abrite du lac Léman , où sont les tièdes plages de Yevey, Montreux et Chillon (fig. 14); du côté du Valais, le Torrenthorn, qui domine la pittoresque vallée des bains de Louèche, et YEggischhorn, d’où le regard peut plonger dans les immenses plaines de neige d’où descend le glacier d’Aletsch. (Voir la fig. au chap. xi.)
Au sud du Valais, vient le massif du mont Rose, le plus considérable de tous ceux des Alpes, par sa niasse, par sa
Nord -end Dufour. Lyskamm. Jumeaux. Breithorn. P1 mont Cervin.
Fig-. 33. — Le massif du mont Rose, vu du Gornergrat.
hauteur moyenne et par ses glaces; ne le cédant à celui du mont Blanc qu’en un seul point, l’altitude du point culminant. Les cimes au-dessus de 4,000 m sont très-nombreuses. Outre les sept sommets du mont Rose proprement dit, dont le plus élevé (4,638 m ) a reçu le nom du général Dufour, il faut citer le Lyskamm (4,538 m), le Breithorn (4,171 m), le célèbre mont Cervin ou Matterhorn , la plus élancée des hautes cimes d’Europe (4,482 m, fig. 40, p. 147), la Dent-